Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a fait une déclaration ferme, accusant les États-Unis et Israël d’avoir ouvertement violé trois clauses de l’« accord en 10 points » servant de base aux pourparlers de cessez-le-feu. Ghalibaf a déclaré sans détour que la base des négociations avait été détruite avant même le début de la réunion, ce qui rend les négociations bilatérales à venir « extrêmement déraisonnables ».
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(complément de contexte : L’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis risque d’être déchiré ! L’Iran avertit Israël : s’il continue de bombarder le Liban, l’Iran « se retirera complètement » de l’accord de cessez-le-feu, le bitcoin chute aussitôt sous 71k $)
Le fragile accord de cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran est aux portes de l’effondrement. Les négociations de paix prévues le 10 avril à Islamabad, au Pakistan, entre les deux parties ne se sont pas encore ouvertes, mais l’Iran a d’abord tiré. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a publié sa dernière déclaration ferme, critiquant vivement le fait que les États-Unis et Israël tentent de faire pression et de saboter l’accord avant même le début des pourparlers.
Dans sa déclaration, Ghalibaf a indiqué clairement que les actions des États-Unis et d’Israël enfreignent concrètement trois clauses essentielles de l’« accord en 10 points (10-point proposal) » présenté par l’Iran via le Pakistan :
Face à la situation ci-dessus, Ghalibaf, qui conduira personnellement la délégation iranienne à Islamabad, a fait une déclaration sévère : « La “base de faisabilité” des négociations a déjà été violée de manière publique et explicite avant même le début des discussions ; dans ces circonstances, un cessez-le-feu bilatéral ou des pourparlers ne sont pas raisonnables. »
Cette proposition en 10 points, considérée par le Conseil suprême de la sécurité nationale de l’Iran comme une « victoire majeure », et qualifiée par le président américain Donald Trump de « base de négociation faisable », comporte des seuils politiques et stratégiques très élevés. En plus d’exiger que les États-Unis garantissent qu’ils ne feront plus d’invasion, lèvent toutes les sanctions de niveaux un et deux, et fassent se retirer les forces américaines du Moyen-Orient, elle exige aussi de reconnaître le contrôle de l’Iran sur le goulot de l’approvisionnement mondial en pétrole, le « détroit d’Hormuz (Strait of Hormuz) », ainsi que le droit de passage coordonné.
À l’heure actuelle, côté américain, l’on prévoit que le vice-président, Vance (JD Vance), dirigera la délégation pour assister aux entretiens de vendredi. Cependant, avec la confiance mutuelle tombée à zéro et des conditions de négociation sans cesse sabotées avant même le début des pourparlers, cette rencontre historique pourra-t-elle se tenir comme prévu et aboutir à des progrès concrets, c’est une question encore pleine d’importantes variables.