Le gel de la production de l'OPEP+ fait grimper les prix du pétrole au premier trimestre face aux préoccupations concernant l'offre

Vague de marché alimentée par la décision de l’OPEP+ sur la production

Les marchés du pétrole brut ont connu une hausse aujourd’hui suite à la confirmation officielle de l’OPEP+ que les niveaux de production resteraient stables tout au long du premier trimestre 2026. Le pétrole brut WTI de février (CLG26) a avancé de +0,88 (+1,54%), tandis que l’essence RBOB de février (RBG26) a augmenté de +0,0192 (+1,13%). La décision de maintenir la production—plutôt que d’accélérer les augmentations—a inversé les pertes en début de séance et a déclenché une forte hausse tant pour le brut que pour les produits raffinés.

L’annonce du groupe en novembre avait prévu une augmentation de la production de décembre de 137 000 barils par jour, avec l’intention de faire une pause dans l’expansion lors du premier trimestre. L’OPEP+ a justifié cette pause en évoquant un excédent mondial de pétrole attendu, signalant une prudence face à un marché confronté à des vents contraires dus à des marges de raffinage faibles et à des sources d’approvisionnement concurrentes.

Les points de pression côté offre soutiennent l’action des prix

L’instabilité géopolitique en Russie, au Moyen-Orient, au Nigeria et au Venezuela continue de soutenir la valorisation du brut. Les opérations militaires ukrainiennes ont spécifiquement ciblé environ 28 raffineries russes au cours des quatre derniers mois, limitant de manière significative la position d’exportation de la Russie. Les attaques contre des navires dans la mer Baltique—au moins six navires touchés depuis fin novembre—ont encore réduit la capacité de transport du brut russe.

Les sanctions internationales des États-Unis et de l’UE sur l’infrastructure pétrolière russe ont aggravé ces restrictions, créant une tension sur l’offre qui compense la pause de production plus large annoncée par l’OPEP+. La production de l’OPEP en novembre a diminué de 10 000 b/j pour atteindre 29,09 millions de b/j, reflétant les difficultés rencontrées par les membres pour réaliser les augmentations planifiées.

L’histoire des stocks : une faiblesse des réserves pourrait signaler une reprise de la demande

Les données de Vortexa publiées aujourd’hui montrent que le stockage flottant de brut s’élevait à 119,35 millions de barils pour les navires stationnaires (âgés de 7+ jours), en baisse de 3,4 % semaine après semaine. Cette réduction suggère que les raffineurs et les traders utilisent le brut stocké, laissant entrevoir une amélioration des conditions de demande sur le marché. Les achats de brut chinois sont particulièrement remarquables—les importations de décembre devraient atteindre 12,2 millions de barils par jour (une hausse mensuelle de 10 %), stimulés par la reconstitution des stocks en Asie.

Les stocks de brut aux États-Unis au 26 décembre étaient inférieurs de 3,0 % à la moyenne saisonnière sur cinq ans, selon le rapport de l’EIA de mercredi dernier. Les réserves d’essence étaient supérieures de 1,9 % aux normes saisonnières, tandis que les distillats étaient en dessous de la moyenne de 3,7 %. La production de brut aux États-Unis est restée stable à 13,827 millions de b/j durant la semaine se terminant le 26 décembre, juste en dessous du record de 13,862 millions de b/j atteint le 7 novembre.

Perspectives du premier trimestre : équilibrer les préoccupations de surplus face aux contraintes de production

L’Agence Internationale de l’Énergie a prévu à la mi-octobre que 2026 connaîtrait un surplus mondial record de 4,0 millions de barils par jour. L’OPEP+ travaille à restaurer 2,2 millions de b/j issus des réductions mises en œuvre début 2024, mais 1,2 million de b/j reste à rétablir. L’organisation a révisé ses perspectives de marché pour le troisième trimestre 2025, passant d’un déficit à un surplus, anticipant désormais un excédent de 500 000 b/j contre un déficit prévu initialement de 400 000 b/j.

Les estimations de la production de brut aux États-Unis pour 2025 ont été relevées à 13,59 millions de b/j, contre 13,53 millions de b/j précédemment. Les données de Baker Hughes de mardi dernier indiquent que le nombre de plateformes pétrolières actives aux États-Unis a augmenté à 412 pour la semaine du 2 janvier, se remettant d’un creux de 406 plateformes observé à la mi-décembre, soit le niveau le plus bas depuis 4,25 ans. Le secteur reste nettement en dessous du pic de 627 plateformes enregistré en décembre 2022, ce qui suggère que la croissance de la production rencontre des obstacles liés au forage.

Tendances techniques et sentiment : un vent favorable

L’indice du dollar (DXY00) a reculé par rapport à ses sommets de trois semaines aujourd’hui, offrant un vent favorable aux devises pour les matières premières libellées en dollars. De plus, un rallye marqué en actions a renforcé l’appétit pour le risque et le sentiment de demande énergétique. Cependant, la faiblesse du spread crack du brut—au plus bas depuis 11 mois—a découragé les raffineurs d’acheter massivement du brut, exerçant une pression contraire sur la dynamique des prix en ce début de trimestre.

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