Les marchés mondiaux du sucre font face à une pression croissante alors que les principaux producteurs augmentent leur production

Les marchés à terme du sucre ont connu une forte baisse cette semaine, avec les contrats NY #11 sugar contracts closing at 20.41 cents, down 2.73%, while London ICE white sugar #5 de mars en baisse de 2,08 % à 396,10 pence par tonne. La faiblesse reflète un changement fondamental dans la dynamique offre-demande de la matière première, entraîné par une production en forte hausse dans les plus grandes régions productrices de sucre au monde.

La hausse de la production en Asie submerge le marché

L’Inde, le deuxième plus grand fabricant de sucre au monde, est devenue le principal obstacle aux prix. Selon l’Association indienne des sucreries (ISMA), la production durant la saison 2025/26 d’octobre à décembre a atteint 11,90 millions de tonnes métriques (MMT), soit une hausse de 25 % en glissement annuel par rapport à 9,54 MMT durant la même période de l’année précédente. Plus significatif encore, l’ISMA a révisé à la hausse ses prévisions pour la saison complète 2025/26, passant de 30 MMT à 31 MMT, ce qui représente une augmentation annuelle de 18,8 %.

Cette expansion de la production revêt une importance particulière pour les marchés mondiaux du sucre, car les décideurs à New Delhi assouplissent les restrictions à l’exportation. Le ministère indien de l’Alimentation a autorisé les usines à exporter 1,5 MMT durant la saison 2025/26 — une dérogation au système de quotas mis en place en 2022/23, lorsque des échecs de mousson ont limité les approvisionnements domestiques. Par ailleurs, l’ISMA a réduit ses prévisions d’allocation d’éthanol à 3,4 MMT contre 5 MMT, libérant ainsi des volumes supplémentaires pour le commerce international.

La Thaïlande, troisième plus grand producteur et deuxième exportateur mondial, augmente également sa capacité de broyage. La Thai Sugar Millers Corp prévoit une hausse annuelle de 5 %, atteignant 10,5 MMT pour la campagne 2025/26, exerçant une pression concurrentielle sur le prix du sucre au Pakistan et sur d’autres marchés dépendants des importations en Asie du Sud.

La production record du Brésil complique les perspectives

La saison 2025/26 du Brésil présente un paradoxe. Alors que Conab, le prévisionniste officiel des récoltes brésilien, a relevé son estimation à 45 MMT en novembre (, contre 44,5 MMT), les données réelles de broyage d’Unica racontent une histoire plus nuancée. Jusqu’en novembre, le broyage dans la zone Centre-Sud a atteint 39,904 MMT, soit une augmentation modeste de 1,1 % en glissement annuel. Le ratio de canne détournée vers la production de sucre est passé à 51,12 % contre 48,34 % auparavant, ce qui indique un changement délibéré en faveur de l’éthanol.

Cependant, à l’approche de 2026/27, le marché doit faire face à une baisse des approvisionnements brésiliens. Safras & Mercado prévoit une chute de 3,91 %, à 41,8 MMT, avec des volumes d’exportation potentiellement en baisse de 11 % en glissement annuel, à 30 MMT. Malgré ces vents contraires futurs, l’offre à court terme reste robuste.

Surplus mondial submergeant la croissance de la demande

L’Organisation internationale du sucre (ISO) a réévalué fondamentalement l’équilibre du marché. Le 17 novembre, l’ISO a prévu un surplus de 1,625 MMT pour 2025/26 — un revirement marqué par rapport au déficit de 2,916 MMT enregistré en 2024/25. L’ISO attribue cette inversion à une augmentation coordonnée de la production en Inde, en Thaïlande et au Pakistan, couplée à une hausse prévue de la production mondiale de 3,2 %, atteignant 181,8 millions de tonnes.

Les analyses du secteur privé confirment cette vision pessimiste. Le trader de sucre Czarnikow a relevé son estimation du surplus mondial pour 2025/26 à 8,7 MMT, soit une révision à la hausse de 1,2 MMT par rapport aux projections de septembre.

Les prévisions du Département de l’agriculture des États-Unis du 16 décembre renforcent le sentiment baissier. L’USDA prévoit que la production mondiale de 2025/26 augmentera de 4,6 %, atteignant un record de 189,318 MMT, tandis que la consommation n’augmentera que de 1,4 %, à 177,921 MMT. Notamment, le Service agricole étranger de l’USDA a prévu que la production indienne atteindrait 35,25 MMT — une hausse de 25 %, soutenue par les pluies de la mousson et l’expansion des surfaces cultivées. Les stocks mondiaux de fin d’année devraient diminuer de seulement 2,9 %, à 41,188 MMT, ce qui indique une pression continue sur les inventaires.

Implications du marché

La thèse fondamentale à l’origine de la faiblesse des prix du sucre reste valable : la croissance de la production dépasse largement celle de la demande, créant une pression à la baisse persistante sur les marchés à terme. Bien que les complications liées à l’offre brésilienne puissent offrir un soutien tactique en 2026/27, les perspectives immédiates sur 12 mois exigent que les investisseurs réajustent leur positionnement en conséquence.

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