Je viens de relire l’histoire de Takashi Kotegawa et honnêtement, son parcours continue de me fasciner. Ce gars est littéralement parti de rien, sans famille riche pour le soutenir, sans institution prestigieuse derrière lui. Né en 1978, il a tout appris par lui-même en étudiant l’action des prix et les schémas de graphiques. C’est le genre d’histoire de trader autodidacte qu’on voit rarement de nos jours.



Ce qui l’a vraiment mis sur la carte, c’est le choc Livedoor de 2005. Alors que tout le monde paniquait et perdait de l’argent, Kotegawa faisait des mouvements calculés dans le chaos. Il aurait rapporté plus de 2 milliards de yens — on parle d’environ $20 millions — en seulement quelques années. Son approche consistait à repérer des opportunités à court terme avec une exécution précise. Sur un marché volatile comme celui du Japon, cette compétence était mortelle.

Mais la transaction qui a cimenté sa légende ? La bourde de J-Com en 2005. Un trader de Mizuho Securities a mal tapé une commande — 610 000 actions à 1 yen au lieu d’une action à 610 000 yen. La plupart des gens l’auraient ratée. Takashi Kotegawa l’a vu instantanément, s’est emparé des actions mal évaluées, et a fait fortune une fois l’erreur corrigée. Ce n’est pas de la chance, c’est d’avoir du sang-froid et des réflexes que la plupart des traders ne peuvent qu’envier.

Ce que je trouve le plus intéressant, c’est que malgré avoir amassé une fortune colossale, cet homme vit de façon très modeste. Il prend encore les transports en commun, mange dans des restaurants bon marché, fait à peine des interviews. Il est pratiquement une ombre dans le monde du trading — pas de mise en scène sur les réseaux sociaux, pas de cirque médiatique. C’est l’opposé de ce qu’on voit chez la plupart des traders aujourd’hui.

Takashi Kotegawa représente quelque chose qui devient rare sur les marchés modernes : un trader retail pur, qui a affronté les institutions et gagné grâce à ses compétences, sa discipline et son timing. À une époque où le trading algorithmique et les grands fonds spéculatifs dominent, son histoire rappelle que l’avantage individuel compte encore, à condition d’avoir le bon état d’esprit.
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