La force de janvier en tant que symbole du marché pour l'ensemble de l'année : ce que quatre décennies révèlent

En janvier 2026, le S&P 500 a gagné 1,4 %, un mouvement apparemment modeste qui revêt une signification bien plus grande que ce que la simple observation superficielle pourrait laisser penser. Cette ouverture modérée a ravivé l’intérêt pour une théorie de marché de longue date : celle selon laquelle le premier mois de l’année agit comme un symbole fiable pour la performance annuelle. Bien que divers signaux de marché circulent — du rallye de Noël à d’autres théories saisonnières — l’effet janvier se distingue car il repose sur des preuves historiques substantielles couvrant plusieurs décennies.

La question demeure captivante : le sens du mois de janvier peut-il réellement prédire la façon dont le reste de l’année se déroulera ? Au cours des 40 dernières années, les données racontent une histoire remarquablement cohérente.

Le reste de l’année suit la tendance de janvier : analyse des schémas historiques

Lorsque janvier se clôture en territoire positif, les 11 mois suivants poursuivent majoritairement cette tendance à la hausse. Sur les 40 années analysées, janvier a enregistré des gains 25 fois. Dans 20 de ces 25 cas — soit environ 80 % — les mois restants sont restés positifs. Mieux encore, ces gains n’étaient pas marginaux. Le rendement moyen pour le reste de l’année après un janvier positif atteignait environ 11 %, avec des rendements médians dépassant 14 %.

Cette cohérence a produit un résultat frappant : lorsque janvier a commencé en positif, le rendement annuel moyen s’est stabilisé autour de 15 %, avec une performance annuelle positive dans environ 84 % des cas. La rareté des échecs est tout aussi notable — seulement deux fois en quatre décennies, un janvier positif n’a pas conduit à une année positive en fin d’année. Le dernier exemple remonte à 2018, lorsque le marché baissier du quatrième trimestre a effacé des gains antérieurs. Avant cela, les investisseurs ont dû remonter jusqu’en 2011 pour trouver une inversion similaire.

Quand janvier commence fort : momentum annuel

Le mécanisme derrière ce schéma semble simple : le momentum du marché établi tôt tend à perdurer. Qu’il soit alimenté par le positionnement institutionnel, le sentiment des investisseurs ou les conditions économiques fondamentales définies lors de la planification de fin d’année, un janvier positif semble poser les bases comportementales et financières pour une performance soutenue jusqu’en décembre.

Les données pointent vers quelque chose de plus profond qu’une simple coïncidence. Lorsque le S&P 500 ouvre en force, cela reflète généralement des conditions économiques sous-jacentes et une confiance des investisseurs qui ont tendance à rester stables tout au long de l’année. La volatilité survient certes — les marchés ne bougent jamais en ligne droite — mais le biais directionnel s’avère remarquablement durable.

Janvier négatif : une tout autre histoire

Le schéma inverse révèle beaucoup moins de certitude. Lorsqu’un janvier affiche des pertes, seulement 15 des 40 années ont suivi ce pattern, mais les implications divergent fortement. Le reste de l’année après un janvier négatif n’a été positif que 73 % du temps, avec des gains moyens d’un peu plus de 6 %. Les rendements annuels moyens dans ces scénarios ont chuté à environ 2-3 %, avec une performance annuelle positive atteinte seulement dans environ 60 % des cas.

Quatre cas ont vu à la fois janvier et le reste de l’année devenir négatifs : 2022, 2008, 2002 et 2000. Ce furent des années véritablement difficiles pour les investisseurs en actions. Le schéma suggère que lorsque janvier signale une faiblesse, le marché fait face à une probabilité accrue de pression soutenue jusqu’à la fin de l’année.

La vision d’ensemble : ce que 2026 réserve

En examinant ces statistiques sur 40 ans, le schéma devient clair : janvier fonctionne comme un véritable symbole de marché avec un pouvoir prédictif mesurable. Un début positif, comme la hausse de 1,4 % en 2026, s’aligne historiquement avec environ 84 % de chances d’une année entière positive et des rendements annuels moyens approchant 15 %.

Bien sûr, aucun schéma historique ne garantit les résultats futurs. La dynamique du marché évolue, les conditions économiques changent, et des événements imprévisibles — les « cygnes noirs » — peuvent survenir. Pourtant, la cohérence de ce record sur 40 ans suggère que les investisseurs feraient bien de reconnaître l’importance de janvier — non pas comme une prophétie, mais comme un point de données significatif dans un cadre analytique plus large pour comprendre les trajectoires annuelles du marché.

Si ce schéma se maintient, 2026 semble bien partie pour une autre année positive.

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