Qui bénéficie réellement de la privatisation de tout : une analyse des gagnants de la réforme de la sécurité sociale

Alors que les décideurs politiques naviguent à travers les défis fiscaux, les discussions sur la réforme de la sécurité de la retraite refont inévitablement surface. La privatisation de tout — en particulier le transfert de la gestion de la Sécurité sociale entre des mains individuelles — est devenue une question politique centrale. Plutôt que de s’appuyer sur l’administration centralisée du système fédéral, la privatisation permettrait aux travailleurs de gérer leurs propres fonds de retraite via des comptes d’investissement privés, une approche fondamentalement différente de la sécurité financière.

Pourquoi Wall Street devient le principal bénéficiaire de la privatisation de la Sécurité sociale

Les gagnants les plus transparents dans une telle restructuration seraient eux-mêmes les institutions financières. Des organisations comme les courtiers, les sociétés d’investissement et les gestionnaires de fonds verraient leurs flux de revenus s’accroître considérablement. Selon une étude de l’Institut de politique économique, la privatisation exploite essentiellement l’autorité gouvernementale pour canaliser directement les revenus des travailleurs vers les institutions financières et le secteur bancaire.

Les chiffres racontent une histoire cruelle. Les frais administratifs actuels de la Sécurité sociale sont remarquablement faibles — moins de 1 % des dépenses totales du programme. En revanche, les pays ayant déjà adopté des systèmes de retraite privatifs présentent une structure de coûts différente. Les comptes d’investissement des travailleurs supportent des commissions et des frais de gestion importants ; une analyse de l’Union des travailleurs postaux américains (APWU) suggère que les participants pourraient céder jusqu’à 0,15 dollar sur chaque dollar gagné en frais et charges intermédiaires. Sur plusieurs décennies d’épargne-retraite, ce pourcentage apparemment modeste se transforme en milliards de dollars qui quittent chaque année les comptes des travailleurs pour alimenter le secteur financier.

Revenu et littératie financière : la nouvelle ligne de division sous la privatisation

Au-delà de Wall Street, les bénéficiaires de la privatisation se regroupent en catégories distinctes, notamment celles qui disposent déjà d’avantages. Les personnes aisées gagnent un avantage particulier car elles maintiennent généralement des relations avec des conseillers financiers sophistiqués capables de naviguer dans la volatilité du marché. Leur patrimoine plus important leur permet de supporter psychologiquement les baisses de marché — ils considèrent les pertes temporaires comme faisant partie d’une stratégie à long terme plutôt que comme des menaces pour leur survie. Plus important encore, une richesse substantielle permet de diversifier leur portefeuille à travers plusieurs classes d’actifs, leur donnant la possibilité de profiter des opportunités émergentes précisément lorsque d’autres paniquent et se retirent.

Les travailleurs financièrement éduqués occupent une autre couche gagnante. Qu’ils soient autodidactes grâce à un apprentissage discipliné ou guidés par des conseils professionnels, ceux qui ont développé une véritable littératie en investissement peuvent élaborer des stratégies de retraite qui surpassent ce que la Sécurité sociale traditionnelle pourrait offrir. Leur connaissance devient un avantage concurrentiel dans un cadre privatisé.

Avantages générationnels et professionnels dans un système de retraite privatisé

L’âge constitue un autre facteur décisif. Les jeunes travailleurs disposent d’un atout irremplaçable : le temps. Des décennies d’horizon d’investissement permettent à l’intérêt composé et aux rendements du marché de fonctionner à leur maximum. De plus, leurs portefeuilles conservent une résilience face aux corrections inévitables du marché — les jeunes investisseurs peuvent se remettre des baisses qui pourraient être catastrophiques pour ceux approchant de la retraite. Beaucoup de jeunes travailleurs montrent également une plus grande aisance avec la gestion financière basée sur la technologie, ce qui réduit les frictions dans l’administration des comptes.

De même, les travailleurs bénéficiant d’un emploi stable et continu connaissent des avantages mesurables. La sécurité de l’emploi signifie des contributions constantes versées dans les comptes de retraite sans interruption. Le chômage ou la perte d’emploi pour des raisons de santé dévasterait l’épargne accumulée précisément au moment où la reprise devient impossible. Les travailleurs indépendants avec des revenus prévisibles, ainsi que ceux dont les employeurs offrent des contributions de contrepartie aux comptes privatifs, se trouvent nettement en avance par rapport à ceux confrontés à une précarité professionnelle.

Les coûts cachés : pourquoi la privatisation n’est pas équitable pour tous

Alors que la privatisation profiterait clairement à ceux qui possèdent des richesses, des connaissances, de la jeunesse ou une stabilité professionnelle, le système soulève des questions profondes sur l’équité et la répartition des risques. Les millions de personnes en dehors de ces catégories privilégiées font face à une réalité fondamentalement différente sous la privatisation — vulnérabilité accrue face aux krachs boursiers, ressources insuffisantes pour une diversification adéquate, et exposition à des structures de frais prédatrices dont elles ignorent tout.

La Sécurité sociale actuelle fonctionne comme un instrument d’assurance sociale offrant une sécurité de base, indépendamment des conditions du marché ou du niveau de sophistication financière individuel. Son remplacement par une gestion de comptes individuels transformerait la retraite d’une garantie de partage des risques en une compétition où la capacité financière détermine les résultats. Ceux qui manquent d’avantages accumuleraient des désavantages croissants plutôt que des bénéfices.

Cette restructuration fondamentale de la sécurité de la retraite montre que les discussions sur la privatisation dépassent largement les considérations d’efficacité économique. Elles reconfigurent fondamentalement la répartition du risque financier dans la société, favorisant ceux qui sont déjà en position avantageuse tout en exposant les populations vulnérables à des dangers bien plus grands.

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