L’industrie technologique entre dans une nouvelle ère d’investissements massifs en capital, motivée par la course à la construction de capacités en IA et en autonomie. En tête de cette dynamique se trouve Tesla, qui prévoit de dépenser plus de 20 milliards de dollars en investissements en 2026 — soit près de 2,5 fois plus que ses dépenses il y a seulement deux ans. Cette poussée agressive en matière de capex indique un changement fondamental dans la vision que l’entreprise a de son avenir : pas seulement comme constructeur automobile, mais comme une puissance en IA et en robotique.
Elon Musk soutient depuis longtemps que Tesla est bien plus qu’une entreprise automobile traditionnelle. Aujourd’hui, cette vision devient réalité. Face à une concurrence croissante des fabricants chinois de véhicules électriques et à une adoption de la mobilité électrique plus lente que prévu, Tesla mise gros sur l’intelligence artificielle, la conduite autonome et la robotique — des domaines que l’entreprise estime être les leviers de la prochaine phase de croissance.
La poussée agressive de Tesla en capex signale un virage vers l’IA et la robotique
Le plan d’investissement de 20 milliards de dollars de Tesla pour 2026 représente une hausse historique des dépenses. Pour mettre cela en perspective, l’entreprise a dépensé environ 8,5 milliards de dollars en 2025 et 11,3 milliards en 2024. L’allocation pour 2026 marque une augmentation de 76 % par rapport à l’année précédente et indique que la direction est prête à faire des paris audacieux sur la croissance à long terme.
Où va cet argent ? Tesla prévoit de construire six installations majeures, notamment de nouvelles usines pour une raffinerie, des batteries au phosphate de fer lithium (LFP), le CyberCab, le camion Semi, une nouvelle mégafactory, et des installations de production pour Optimus, son robot humanoïde. Au-delà des infrastructures physiques, Tesla investit massivement dans l’infrastructure de calcul en IA — l’ossature informatique nécessaire pour faire évoluer les capacités de conduite entièrement autonome, les services de robotaxi et la robotique.
Le bilan de l’entreprise soutient cette ambition. Avec près de 44 milliards de dollars en liquidités et équivalents, Tesla dispose des ressources nécessaires pour financer cette expansion en capex sans mettre à mal ses finances. Les investisseurs surveillent de près pour voir si ces investissements peuvent relancer la croissance et justifier la valorisation premium de l’entreprise, qui se négocie à un ratio prix/ventes prospectif de 15,38, supérieur à la moyenne du secteur et à la médiane sur cinq ans de Tesla.
Meta et Nebius rejoignent la course à l’armement en capex pour l’infrastructure IA
Tesla n’est pas seul dans cette expansion en capex. Meta Platforms prévoit une trajectoire de dépenses encore plus agressive, avec un capex de 115 à 135 milliards de dollars en 2026 — contre 72,2 milliards en 2025. Ce quasi-doublé des investissements en capital souligne à quel point l’infrastructure IA est devenue centrale dans la stratégie de Meta. Le géant des réseaux sociaux canalise ces ressources dans la construction de centres de données, la capacité de calcul avancée, et ses nouveaux Meta Superintelligence Labs.
Nebius, un acteur en pleine ascension dans l’infrastructure IA, renforce également sa stratégie en doublant ses investissements. La société a annoncé un plan de capex de 5 milliards de dollars pour 2025, en forte accélération par rapport à ses prévisions initiales de 2 milliards. Nebius prévoit d’utiliser ces fonds de manière stratégique : sécuriser l’accès à une électricité rare, acquérir des terrains pour ses centres de données, et acheter des GPU haut de gamme avant que l’offre ne se resserre davantage. Cette course pour verrouiller la capacité et les ressources reflète l’enjeu crucial de la construction de l’infrastructure IA.
Ce que la montée en puissance du capex de Tesla signifie pour le marché global
La course à l’armement en capex entre Tesla, Meta et Nebius révèle une dynamique clé du marché : les entreprises du secteur technologique sont convaincues que leur avantage compétitif à long terme dépend de la sécurisation de l’infrastructure IA dès aujourd’hui. Que ce soit la capacité de calcul, l’accès à l’énergie ou le matériel spécialisé, l’avantage du premier à agir semble décisif.
Pour Tesla en particulier, ces investissements en capex sont vitaux. L’action de l’entreprise n’a augmenté que de 12 % au cours de l’année écoulée, sous-performant le marché global et traduisant le scepticisme des investisseurs quant aux bénéfices à court terme. Un classement Zacks de #4 (Vente) reflète des préoccupations concernant la valorisation et la rentabilité immédiate. Cependant, si Tesla parvient à exécuter avec succès sa feuille de route en IA, autonomie et robotique, ces investissements en capex pourraient marquer une période de transformation — une phase où la plateforme technologique de l’entreprise justifiera sa valorisation premium et ouvrira de nouvelles sources de revenus.
La leçon principale : dépenser massivement en capex pour l’IA et l’autonomie n’est plus une option pour les leaders technologiques. C’est le prix à payer pour rester compétitif dans la prochaine décennie. La réussite de ces paris dépendra de leur exécution et de la concrétisation à grande échelle des avancées promises en conduite autonome, robotaxis et robotique humanoïde.
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La $20B Capex Bet : Comment les géants de la technologie rivalisent pour dominer l'IA et l'autonomie
L’industrie technologique entre dans une nouvelle ère d’investissements massifs en capital, motivée par la course à la construction de capacités en IA et en autonomie. En tête de cette dynamique se trouve Tesla, qui prévoit de dépenser plus de 20 milliards de dollars en investissements en 2026 — soit près de 2,5 fois plus que ses dépenses il y a seulement deux ans. Cette poussée agressive en matière de capex indique un changement fondamental dans la vision que l’entreprise a de son avenir : pas seulement comme constructeur automobile, mais comme une puissance en IA et en robotique.
Elon Musk soutient depuis longtemps que Tesla est bien plus qu’une entreprise automobile traditionnelle. Aujourd’hui, cette vision devient réalité. Face à une concurrence croissante des fabricants chinois de véhicules électriques et à une adoption de la mobilité électrique plus lente que prévu, Tesla mise gros sur l’intelligence artificielle, la conduite autonome et la robotique — des domaines que l’entreprise estime être les leviers de la prochaine phase de croissance.
La poussée agressive de Tesla en capex signale un virage vers l’IA et la robotique
Le plan d’investissement de 20 milliards de dollars de Tesla pour 2026 représente une hausse historique des dépenses. Pour mettre cela en perspective, l’entreprise a dépensé environ 8,5 milliards de dollars en 2025 et 11,3 milliards en 2024. L’allocation pour 2026 marque une augmentation de 76 % par rapport à l’année précédente et indique que la direction est prête à faire des paris audacieux sur la croissance à long terme.
Où va cet argent ? Tesla prévoit de construire six installations majeures, notamment de nouvelles usines pour une raffinerie, des batteries au phosphate de fer lithium (LFP), le CyberCab, le camion Semi, une nouvelle mégafactory, et des installations de production pour Optimus, son robot humanoïde. Au-delà des infrastructures physiques, Tesla investit massivement dans l’infrastructure de calcul en IA — l’ossature informatique nécessaire pour faire évoluer les capacités de conduite entièrement autonome, les services de robotaxi et la robotique.
Le bilan de l’entreprise soutient cette ambition. Avec près de 44 milliards de dollars en liquidités et équivalents, Tesla dispose des ressources nécessaires pour financer cette expansion en capex sans mettre à mal ses finances. Les investisseurs surveillent de près pour voir si ces investissements peuvent relancer la croissance et justifier la valorisation premium de l’entreprise, qui se négocie à un ratio prix/ventes prospectif de 15,38, supérieur à la moyenne du secteur et à la médiane sur cinq ans de Tesla.
Meta et Nebius rejoignent la course à l’armement en capex pour l’infrastructure IA
Tesla n’est pas seul dans cette expansion en capex. Meta Platforms prévoit une trajectoire de dépenses encore plus agressive, avec un capex de 115 à 135 milliards de dollars en 2026 — contre 72,2 milliards en 2025. Ce quasi-doublé des investissements en capital souligne à quel point l’infrastructure IA est devenue centrale dans la stratégie de Meta. Le géant des réseaux sociaux canalise ces ressources dans la construction de centres de données, la capacité de calcul avancée, et ses nouveaux Meta Superintelligence Labs.
Nebius, un acteur en pleine ascension dans l’infrastructure IA, renforce également sa stratégie en doublant ses investissements. La société a annoncé un plan de capex de 5 milliards de dollars pour 2025, en forte accélération par rapport à ses prévisions initiales de 2 milliards. Nebius prévoit d’utiliser ces fonds de manière stratégique : sécuriser l’accès à une électricité rare, acquérir des terrains pour ses centres de données, et acheter des GPU haut de gamme avant que l’offre ne se resserre davantage. Cette course pour verrouiller la capacité et les ressources reflète l’enjeu crucial de la construction de l’infrastructure IA.
Ce que la montée en puissance du capex de Tesla signifie pour le marché global
La course à l’armement en capex entre Tesla, Meta et Nebius révèle une dynamique clé du marché : les entreprises du secteur technologique sont convaincues que leur avantage compétitif à long terme dépend de la sécurisation de l’infrastructure IA dès aujourd’hui. Que ce soit la capacité de calcul, l’accès à l’énergie ou le matériel spécialisé, l’avantage du premier à agir semble décisif.
Pour Tesla en particulier, ces investissements en capex sont vitaux. L’action de l’entreprise n’a augmenté que de 12 % au cours de l’année écoulée, sous-performant le marché global et traduisant le scepticisme des investisseurs quant aux bénéfices à court terme. Un classement Zacks de #4 (Vente) reflète des préoccupations concernant la valorisation et la rentabilité immédiate. Cependant, si Tesla parvient à exécuter avec succès sa feuille de route en IA, autonomie et robotique, ces investissements en capex pourraient marquer une période de transformation — une phase où la plateforme technologique de l’entreprise justifiera sa valorisation premium et ouvrira de nouvelles sources de revenus.
La leçon principale : dépenser massivement en capex pour l’IA et l’autonomie n’est plus une option pour les leaders technologiques. C’est le prix à payer pour rester compétitif dans la prochaine décennie. La réussite de ces paris dépendra de leur exécution et de la concrétisation à grande échelle des avancées promises en conduite autonome, robotaxis et robotique humanoïde.