Une analyse récente de BCA Research, une société canadienne de recherche en investissement de premier plan, a examiné l’efficacité réelle des efforts de dédollarisation des nations BRICS. Les résultats, référencés via NS3.AI, dressent un tableau clair : malgré des tentatives coordonnées de ces grandes économies pour favoriser l’utilisation de leur monnaie locale, le dollar américain conserve une domination écrasante dans les systèmes financiers mondiaux. La société de recherche a déployé son nouvel Indicateur de Domination du Dollar pour mesurer l’influence des devises dans les segments clés de l’infrastructure financière.
Pourquoi le dollar reste en tête
L’Indicateur de Domination du Dollar suit cinq piliers fondamentaux de la finance mondiale — couvrant des domaines tels que les règlements internationaux, les paiements transfrontaliers, les réserves de change et les opérations sur les marchés financiers. Sur chacun de ces aspects, la monnaie américaine continue de détenir une part de marché dominante. Cette force soutenue résulte de décennies d’ancrage institutionnel et des effets de réseau établis, qui font du dollar le chemin de moindre résistance pour les transactions internationales.
Le bloc BRICS — composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud — a poursuivi plusieurs stratégies pour réduire sa dépendance au dollar, notamment par des accords commerciaux bilatéraux et le développement de systèmes de paiement alternatifs. Cependant, ces initiatives rencontrent des barrières structurelles importantes. Les défis de coordination sont considérables : faire en sorte que plusieurs nations et leurs institutions financières s’accordent sur des cadres monétaires communs nécessite une coopération sans précédent, surtout compte tenu des divergences d’intérêts économiques et des considérations géopolitiques.
La persistance de la suprématie du dollar
BCA Research conclut que la dépendance du système financier mondial au dollar américain ne faiblira pas de sitôt. Plutôt que de céder face aux expérimentations monétaires des BRICS, le dollar bénéficie justement des difficultés de coordination qui entravent les arrangements alternatifs. Chaque participant envisageant un changement fait face à un problème d’action collective — s’éloigner du dollar n’a de sens que si suffisamment de partenaires commerciaux le font simultanément, créant ainsi un dilemme du type « poulet ou œuf ».
L’analyse souligne que, bien que les nations BRICS continueront probablement à développer leurs propres cadres monétaires, un déplacement significatif de la domination du dollar reste peu probable dans un avenir proche. Les avantages structurels qui sous-tendent la suprématie financière américaine sont tout simplement trop enracinés pour que les initiatives de devises rivales puissent les surmonter à court terme.
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Les initiatives monétaires des BRICS ne peuvent pas détrôner le dollar, indique une nouvelle recherche
Une analyse récente de BCA Research, une société canadienne de recherche en investissement de premier plan, a examiné l’efficacité réelle des efforts de dédollarisation des nations BRICS. Les résultats, référencés via NS3.AI, dressent un tableau clair : malgré des tentatives coordonnées de ces grandes économies pour favoriser l’utilisation de leur monnaie locale, le dollar américain conserve une domination écrasante dans les systèmes financiers mondiaux. La société de recherche a déployé son nouvel Indicateur de Domination du Dollar pour mesurer l’influence des devises dans les segments clés de l’infrastructure financière.
Pourquoi le dollar reste en tête
L’Indicateur de Domination du Dollar suit cinq piliers fondamentaux de la finance mondiale — couvrant des domaines tels que les règlements internationaux, les paiements transfrontaliers, les réserves de change et les opérations sur les marchés financiers. Sur chacun de ces aspects, la monnaie américaine continue de détenir une part de marché dominante. Cette force soutenue résulte de décennies d’ancrage institutionnel et des effets de réseau établis, qui font du dollar le chemin de moindre résistance pour les transactions internationales.
Le bloc BRICS — composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud — a poursuivi plusieurs stratégies pour réduire sa dépendance au dollar, notamment par des accords commerciaux bilatéraux et le développement de systèmes de paiement alternatifs. Cependant, ces initiatives rencontrent des barrières structurelles importantes. Les défis de coordination sont considérables : faire en sorte que plusieurs nations et leurs institutions financières s’accordent sur des cadres monétaires communs nécessite une coopération sans précédent, surtout compte tenu des divergences d’intérêts économiques et des considérations géopolitiques.
La persistance de la suprématie du dollar
BCA Research conclut que la dépendance du système financier mondial au dollar américain ne faiblira pas de sitôt. Plutôt que de céder face aux expérimentations monétaires des BRICS, le dollar bénéficie justement des difficultés de coordination qui entravent les arrangements alternatifs. Chaque participant envisageant un changement fait face à un problème d’action collective — s’éloigner du dollar n’a de sens que si suffisamment de partenaires commerciaux le font simultanément, créant ainsi un dilemme du type « poulet ou œuf ».
L’analyse souligne que, bien que les nations BRICS continueront probablement à développer leurs propres cadres monétaires, un déplacement significatif de la domination du dollar reste peu probable dans un avenir proche. Les avantages structurels qui sous-tendent la suprématie financière américaine sont tout simplement trop enracinés pour que les initiatives de devises rivales puissent les surmonter à court terme.