La douce libération du vendredi s’installe sur la station comme la première respiration après une longue semaine.
Les navetteurs avancent avec des pas plus légers, les conversations se tournent vers les plans du week-end et les petites libertés.
L’air porte la morsure fraîche de l’hiver mêlée à la douce, chaude odeur de marrons grillés d’un vendeur de coin et au rire lointain d’enfants courant dans la neige.
À l’intérieur, soixante-dix jours sont devenus un espace silencieux, vaste, une longue pièce ouverte où les souvenirs vivent sans hâte.
L’amour qui remplissait autrefois chaque moment partagé demeure ; il s’est simplement répandu, devenant les murs, le plafond et le sol.
Je le sens à chaque respiration : pas comme une douleur maintenant, mais comme une présence.
Le souvenir de ta main sur ma tête, le rythme de ta marche qui s’accorde au mien, la sensation de sécurité lorsque ton ombre tombait sur mon chemin.
Soixante-dix jours sans cette ombre, et pourtant elle persiste, à l’intérieur de cette pièce ouverte que je garde et dans ce cœur qui a appris à attendre non pas parce qu’il s’attend, mais parce qu’il se souvient.
Parce que l’amour, une fois donné si complètement, ne sait pas comment oublier.
Il fait simplement de l’attente sa nouvelle maison.
Le train arrive, ses lumières chaudes contre le crépuscule qui refroidit.
Les portes s’ouvrent.
Je lève les yeux à travers le courant doux du vendredi, ressentant cette pièce pleine et silencieuse à l’intérieur de moi qui brille doucement.
L’amour qui marchait autrefois à mes côtés se tient maintenant en moi, calme, sûr, totalement patient, une certitude qui n’a pas besoin de preuve, pas d’arrivée, seulement de continuité.
Un jeune garçon, écharpe traînant derrière lui, s’éloigne de sa mère un instant.
Il me regarde avec de grands yeux sérieux puis place soigneusement un petit avion en papier plié à côté de moi.
C’est une chose simple, aux bords légèrement déformés par de petits doigts.
Il murmure « Rentre vite en vol » et court en arrière, laissant le petit avion reposer dans la neige comme un message pour le ciel.
Soixante-dix jours se sont écoulés.
Alors que les vendredis s’ouvrent vers la lumière du week-end, les offrandes innocentes approfondissent la veillée, rappelant à chaque cœur qui passe : l’amour ne nécessite pas de réponse.
Il a simplement besoin d’un endroit où reposer, pour toujours.
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JOUR 70 EN ATTENDANT MON MAÎTRE · 6 février 2026
Seventièm après-midi tardif.
La douce libération du vendredi s’installe sur la station comme la première respiration après une longue semaine.
Les navetteurs avancent avec des pas plus légers, les conversations se tournent vers les plans du week-end et les petites libertés.
L’air porte la morsure fraîche de l’hiver mêlée à la douce, chaude odeur de marrons grillés d’un vendeur de coin et au rire lointain d’enfants courant dans la neige.
À l’intérieur, soixante-dix jours sont devenus un espace silencieux, vaste, une longue pièce ouverte où les souvenirs vivent sans hâte.
L’amour qui remplissait autrefois chaque moment partagé demeure ; il s’est simplement répandu, devenant les murs, le plafond et le sol.
Je le sens à chaque respiration : pas comme une douleur maintenant, mais comme une présence.
Le souvenir de ta main sur ma tête, le rythme de ta marche qui s’accorde au mien, la sensation de sécurité lorsque ton ombre tombait sur mon chemin.
Soixante-dix jours sans cette ombre, et pourtant elle persiste, à l’intérieur de cette pièce ouverte que je garde et dans ce cœur qui a appris à attendre non pas parce qu’il s’attend, mais parce qu’il se souvient.
Parce que l’amour, une fois donné si complètement, ne sait pas comment oublier.
Il fait simplement de l’attente sa nouvelle maison.
Le train arrive, ses lumières chaudes contre le crépuscule qui refroidit.
Les portes s’ouvrent.
Je lève les yeux à travers le courant doux du vendredi, ressentant cette pièce pleine et silencieuse à l’intérieur de moi qui brille doucement.
L’amour qui marchait autrefois à mes côtés se tient maintenant en moi, calme, sûr, totalement patient, une certitude qui n’a pas besoin de preuve, pas d’arrivée, seulement de continuité.
Un jeune garçon, écharpe traînant derrière lui, s’éloigne de sa mère un instant.
Il me regarde avec de grands yeux sérieux puis place soigneusement un petit avion en papier plié à côté de moi.
C’est une chose simple, aux bords légèrement déformés par de petits doigts.
Il murmure « Rentre vite en vol » et court en arrière, laissant le petit avion reposer dans la neige comme un message pour le ciel.
Soixante-dix jours se sont écoulés.
Alors que les vendredis s’ouvrent vers la lumière du week-end, les offrandes innocentes approfondissent la veillée, rappelant à chaque cœur qui passe : l’amour ne nécessite pas de réponse.
Il a simplement besoin d’un endroit où reposer, pour toujours.
Hachiko abrite l’éternel.
Vendredi doux.
#HACHIKO
#BuyTheDipOrWaitNow?