L’action Qualcomm a à peine bougé cette année — seulement 8,2 % de gains au cours des 12 derniers mois, alors que l’industrie des semi-conducteurs a bondi de 35,7 %. C’est un contraste frappant avec son plus grand rival Broadcom, qui a augmenté de 47 %, et même derrière la modeste hausse de 5,7 % d’Hewlett Packard. Cet écart soulève une question cruciale : cette sous-performance est-elle une fluctuation temporaire ou le signe de problèmes structurels plus profonds ?
La compression des marges qui ne disparaît pas
Au cœur des difficultés de Qualcomm se trouve un problème de compression des marges qui ne montre aucun signe d’apaisement. La rentabilité de l’entreprise s’est érodée en raison de l’augmentation des dépenses en R&D et des coûts opérationnels, un investissement nécessaire dans un paysage des chipsets de plus en plus concurrentiel. Pour aggraver la situation, le marché des smartphones — toujours le principal moteur pour le cœur de métier de Qualcomm — se tourne vers des appareils à moindre coût dans les marchés émergents, qui offrent généralement des marges plus fines.
Qualcomm doit également faire face à une pression incessante de la part de rivaux comme Broadcom et à une concurrence agressive de la part de fabricants de chips à bas coût qui inondent le segment mobile. Le positionnement haut de gamme de l’entreprise, autrefois un atout, est devenu un passif alors que les fabricants d’équipements d’origine diversifient leur base de fournisseurs. Par ailleurs, les contraintes de la chaîne d’approvisionnement et la accumulation d’inventaire chez les clients, notamment en raison de la faiblesse en Chine, ont encore freiné la demande à court terme.
Les guerres commerciales en Chine : une bombe à retardement
C’est ici que la géopolitique entre en jeu. Qualcomm a des racines profondes en Chine, opérant dans plus de 12 villes et fournissant des chips à des grands fabricants de smartphones comme Xiaomi et Huawei. Mais la montée des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine devient de plus en plus toxique pour l’entreprise.
Les restrictions croissantes de Washington sur les exportations de haute technologie vers la Chine ont essentiellement créé un marché en diminution pour Qualcomm. Parallèlement, Pékin intensifie ses efforts pour atteindre l’autosuffisance dans le secteur des semi-conducteurs, ce qui signifie que les fabricants locaux de chips grignotent le territoire de Qualcomm. Pour une entreprise qui dépend fortement du marché chinois, cette double pression — accès réduit plus concurrence locale accrue — pose un défi existentiel à sa stratégie à long terme en Chine.
La bouée de sauvetage : Snapdragon, IA et au-delà
Tout n’est pas sombre. Qualcomm pivote activement vers des opportunités à plus forte croissance qui pourraient remodeler sa répartition des revenus. La plateforme Snapdragon continue de générer une traction solide dans la 5G, avec des processeurs dotés de CPU multi-cœurs, de graphiques avancés et de fonctionnalités de connectivité supérieures. Le véritable moteur de croissance, cependant, réside dans l’engagement agressif de Qualcomm dans l’informatique habilitée à l’IA.
Le lancement récent des puces Snapdragon X pour ordinateurs portables et desktops optimisés pour l’IA témoigne de la détermination de Qualcomm à aller au-delà des smartphones. La société a également finalisé une acquisition de 2,4 milliards de dollars de Alphawave Semi, basée au Royaume-Uni, lui donnant accès aux technologies de centres de données, d’IA et de réseaux à haute vitesse — des marchés encore en phase de croissance. Ce ne sont pas de petits paris ; ce sont des mouvements de repositionnement stratégique.
Le secteur automobile représente une autre opportunité importante. Grâce à l’acquisition d’Autotalks, Qualcomm devient un acteur dans les systèmes de communication véhicule-à-tout ((V2X)). Alors que l’industrie automobile évolue vers des véhicules connectés et électrifiés, les chipsets V2X de Qualcomm offrent des solutions prêtes pour la production et déployables à l’échelle mondiale.
Les chiffres racontent une histoire mitigée
Les révisions des estimations de bénéfices ont été revues à la baisse — les estimations pour 2026 ont chuté de 1,4 % à 12,15 $, ce qui indique un pessimisme des investisseurs quant à la trajectoire à court terme de Qualcomm. Les dépenses élevées en R&D continuent de peser sur la rentabilité, et la pression concurrentielle ne montre aucun signe d’apaisement.
La conclusion
Qualcomm est à un carrefour. La force de son portefeuille dans l’automobile et la plateforme Snapdragon est réelle, mais les risques d’exécution en Chine et la concurrence féroce sur le marché domestique créent de l’incertitude. Avec un Zacks Rank de Hold (#3), l’action reflète parfaitement cette tension : ni un achat frénétique ni une vente, mais une situation à « prudence » pour les investisseurs surveillant le secteur des semi-conducteurs.
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Qualcomm peut-il sortir de sa baisse de croissance ? Voici ce qui le retient
L’action Qualcomm a à peine bougé cette année — seulement 8,2 % de gains au cours des 12 derniers mois, alors que l’industrie des semi-conducteurs a bondi de 35,7 %. C’est un contraste frappant avec son plus grand rival Broadcom, qui a augmenté de 47 %, et même derrière la modeste hausse de 5,7 % d’Hewlett Packard. Cet écart soulève une question cruciale : cette sous-performance est-elle une fluctuation temporaire ou le signe de problèmes structurels plus profonds ?
La compression des marges qui ne disparaît pas
Au cœur des difficultés de Qualcomm se trouve un problème de compression des marges qui ne montre aucun signe d’apaisement. La rentabilité de l’entreprise s’est érodée en raison de l’augmentation des dépenses en R&D et des coûts opérationnels, un investissement nécessaire dans un paysage des chipsets de plus en plus concurrentiel. Pour aggraver la situation, le marché des smartphones — toujours le principal moteur pour le cœur de métier de Qualcomm — se tourne vers des appareils à moindre coût dans les marchés émergents, qui offrent généralement des marges plus fines.
Qualcomm doit également faire face à une pression incessante de la part de rivaux comme Broadcom et à une concurrence agressive de la part de fabricants de chips à bas coût qui inondent le segment mobile. Le positionnement haut de gamme de l’entreprise, autrefois un atout, est devenu un passif alors que les fabricants d’équipements d’origine diversifient leur base de fournisseurs. Par ailleurs, les contraintes de la chaîne d’approvisionnement et la accumulation d’inventaire chez les clients, notamment en raison de la faiblesse en Chine, ont encore freiné la demande à court terme.
Les guerres commerciales en Chine : une bombe à retardement
C’est ici que la géopolitique entre en jeu. Qualcomm a des racines profondes en Chine, opérant dans plus de 12 villes et fournissant des chips à des grands fabricants de smartphones comme Xiaomi et Huawei. Mais la montée des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine devient de plus en plus toxique pour l’entreprise.
Les restrictions croissantes de Washington sur les exportations de haute technologie vers la Chine ont essentiellement créé un marché en diminution pour Qualcomm. Parallèlement, Pékin intensifie ses efforts pour atteindre l’autosuffisance dans le secteur des semi-conducteurs, ce qui signifie que les fabricants locaux de chips grignotent le territoire de Qualcomm. Pour une entreprise qui dépend fortement du marché chinois, cette double pression — accès réduit plus concurrence locale accrue — pose un défi existentiel à sa stratégie à long terme en Chine.
La bouée de sauvetage : Snapdragon, IA et au-delà
Tout n’est pas sombre. Qualcomm pivote activement vers des opportunités à plus forte croissance qui pourraient remodeler sa répartition des revenus. La plateforme Snapdragon continue de générer une traction solide dans la 5G, avec des processeurs dotés de CPU multi-cœurs, de graphiques avancés et de fonctionnalités de connectivité supérieures. Le véritable moteur de croissance, cependant, réside dans l’engagement agressif de Qualcomm dans l’informatique habilitée à l’IA.
Le lancement récent des puces Snapdragon X pour ordinateurs portables et desktops optimisés pour l’IA témoigne de la détermination de Qualcomm à aller au-delà des smartphones. La société a également finalisé une acquisition de 2,4 milliards de dollars de Alphawave Semi, basée au Royaume-Uni, lui donnant accès aux technologies de centres de données, d’IA et de réseaux à haute vitesse — des marchés encore en phase de croissance. Ce ne sont pas de petits paris ; ce sont des mouvements de repositionnement stratégique.
Le secteur automobile représente une autre opportunité importante. Grâce à l’acquisition d’Autotalks, Qualcomm devient un acteur dans les systèmes de communication véhicule-à-tout ((V2X)). Alors que l’industrie automobile évolue vers des véhicules connectés et électrifiés, les chipsets V2X de Qualcomm offrent des solutions prêtes pour la production et déployables à l’échelle mondiale.
Les chiffres racontent une histoire mitigée
Les révisions des estimations de bénéfices ont été revues à la baisse — les estimations pour 2026 ont chuté de 1,4 % à 12,15 $, ce qui indique un pessimisme des investisseurs quant à la trajectoire à court terme de Qualcomm. Les dépenses élevées en R&D continuent de peser sur la rentabilité, et la pression concurrentielle ne montre aucun signe d’apaisement.
La conclusion
Qualcomm est à un carrefour. La force de son portefeuille dans l’automobile et la plateforme Snapdragon est réelle, mais les risques d’exécution en Chine et la concurrence féroce sur le marché domestique créent de l’incertitude. Avec un Zacks Rank de Hold (#3), l’action reflète parfaitement cette tension : ni un achat frénétique ni une vente, mais une situation à « prudence » pour les investisseurs surveillant le secteur des semi-conducteurs.