L’énigme de la valorisation dont personne ne veut parler
Les tensions géopolitiques dominent l’actualité — conflit en Ukraine, menace de la Chine envers Taïwan, instabilité au Moyen-Orient — et naturellement, cela a provoqué une ruée vers les actions de défense. Des entreprises comme General Dynamics (GD), Textron (T), Lockheed Martin, et RTX ont toutes enregistré des gains solides alors que les marchés intègrent une augmentation des dépenses militaires.
Mais voici ce que peu d’investisseurs se demandent : Ces actions ont-elles réellement la valeur demandée actuellement ?
Un regard rétrospectif de 20 ans sur la valorisation du secteur de la défense
Pour répondre à cette question, examinons comment les entreprises de défense ont été évaluées au cours de deux décennies. En utilisant le ratio valeur d’entreprise/ventes (EV/S) — une métrique qui prend en compte à la fois la capitalisation boursière et la dette nette — nous pouvons observer un schéma préoccupant.
Les chiffres racontent une histoire :
Entre 2004 et 2013, les entreprises de défense avaient en moyenne un EV/S de 1,06x leurs ventes. En avançant jusqu’à 2014-2023, ce ratio a bondi à 1,89x. Sur l’ensemble des 20 ans, de 2004 à 2023, la moyenne s’est stabilisée à 1,40x.
Mais aujourd’hui ? La situation a changé radicalement :
Aperçu de la performance des entreprises :
Entreprise
Moyenne sur 20 ans EV/S
EV/S actuel
P/S actuel
Boeing
1,36
2,58
2,12
General Dynamics (GD)
1,36
1,94
1,82
Huntington Ingalls
0,64
1,36
1,14
Kratos Defense & Security Solutions
1,59
10,08
9,98
Leidos Holdings
1,34
1,60
1,39
L3Harris Technologies
2,14
3,14
2,65
Lockheed Martin
1,30
1,82
1,59
Northrop Grumman
1,34
2,41
2,07
RTX Corp
1,74
3,32
2,95
Textron (T)
1,24
1,23
1,12
Données provenant de Yahoo! Finance et S&P Global Market Intelligence
Qu’est-ce qui a changé ces derniers mois ?
À l’exception de Boeing (qui a modestement vu sa valorisation diminuer) et de quelques noms comme Leidos et Northrop Grumman qui sont restés stables, la majorité des entreprises de défense ont continué à grimper. La moyenne sectorielle tourne aujourd’hui autour de 2,95x EV/S — soit pratiquement le double de la norme historique.
Textron (T) et General Dynamics (GD) offrent des valorisations plus modérées par rapport à leurs pairs, mais même celles-ci ne sont pas particulièrement bon marché si l’on compare à leurs moyennes sur 20 ans.
Le risque que personne n’anticipe
Les multiples prix/ventes actuels approchent le triple des niveaux observés au tournant du siècle. Si vous détenez des actions de défense, cela peut sembler une victoire. La thèse est « en marche ».
Mais considérez ces scénarios :
Si les tensions géopolitiques s’apaisent : Les négociations de paix en Ukraine pourraient réduire les menaces perçues. Les actions de l’administration Trump pourraient inciter des pays comme l’Iran et la Chine à se recalibrer. Les nations voisines pourraient réduire leurs augmentations de budget de défense, ce qui ralentirait la dynamique des ventes d’armes.
Si les tensions persistent mais que les multiples ne peuvent pas s’étendre : Les valorisations du secteur de la défense ont déjà atteint des plafonds historiques. Il y a peu de marge pour une expansion des multiples. Si la guerre continue mais que la demande en matériel militaire se stabilise, les actions de défense pourraient sous-performer significativement le S&P 500 tout au long de 2026.
La conclusion pour les investisseurs
La hausse des actions de défense reflète à la fois un risque géopolitique réel et un enthousiasme pour la valorisation. Des entreprises comme General Dynamics (GD) et Textron (T) restent relativement raisonnables par rapport à leurs pairs, mais le secteur dans son ensemble a largement dépassé les normes historiques.
Avant d’accroître votre exposition, demandez-vous : Dans quelle mesure ma thèse dépend-elle d’une nouvelle expansion des multiples ? Car si cette expansion s’arrête, le potentiel de baisse pourrait être important.
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Lorsque les valorisations atteignent des sommets historiques : pourquoi 2026 pourrait être périlleux pour les actions de défense
L’énigme de la valorisation dont personne ne veut parler
Les tensions géopolitiques dominent l’actualité — conflit en Ukraine, menace de la Chine envers Taïwan, instabilité au Moyen-Orient — et naturellement, cela a provoqué une ruée vers les actions de défense. Des entreprises comme General Dynamics (GD), Textron (T), Lockheed Martin, et RTX ont toutes enregistré des gains solides alors que les marchés intègrent une augmentation des dépenses militaires.
Mais voici ce que peu d’investisseurs se demandent : Ces actions ont-elles réellement la valeur demandée actuellement ?
Un regard rétrospectif de 20 ans sur la valorisation du secteur de la défense
Pour répondre à cette question, examinons comment les entreprises de défense ont été évaluées au cours de deux décennies. En utilisant le ratio valeur d’entreprise/ventes (EV/S) — une métrique qui prend en compte à la fois la capitalisation boursière et la dette nette — nous pouvons observer un schéma préoccupant.
Les chiffres racontent une histoire :
Entre 2004 et 2013, les entreprises de défense avaient en moyenne un EV/S de 1,06x leurs ventes. En avançant jusqu’à 2014-2023, ce ratio a bondi à 1,89x. Sur l’ensemble des 20 ans, de 2004 à 2023, la moyenne s’est stabilisée à 1,40x.
Mais aujourd’hui ? La situation a changé radicalement :
Aperçu de la performance des entreprises :
Données provenant de Yahoo! Finance et S&P Global Market Intelligence
Qu’est-ce qui a changé ces derniers mois ?
À l’exception de Boeing (qui a modestement vu sa valorisation diminuer) et de quelques noms comme Leidos et Northrop Grumman qui sont restés stables, la majorité des entreprises de défense ont continué à grimper. La moyenne sectorielle tourne aujourd’hui autour de 2,95x EV/S — soit pratiquement le double de la norme historique.
Textron (T) et General Dynamics (GD) offrent des valorisations plus modérées par rapport à leurs pairs, mais même celles-ci ne sont pas particulièrement bon marché si l’on compare à leurs moyennes sur 20 ans.
Le risque que personne n’anticipe
Les multiples prix/ventes actuels approchent le triple des niveaux observés au tournant du siècle. Si vous détenez des actions de défense, cela peut sembler une victoire. La thèse est « en marche ».
Mais considérez ces scénarios :
Si les tensions géopolitiques s’apaisent : Les négociations de paix en Ukraine pourraient réduire les menaces perçues. Les actions de l’administration Trump pourraient inciter des pays comme l’Iran et la Chine à se recalibrer. Les nations voisines pourraient réduire leurs augmentations de budget de défense, ce qui ralentirait la dynamique des ventes d’armes.
Si les tensions persistent mais que les multiples ne peuvent pas s’étendre : Les valorisations du secteur de la défense ont déjà atteint des plafonds historiques. Il y a peu de marge pour une expansion des multiples. Si la guerre continue mais que la demande en matériel militaire se stabilise, les actions de défense pourraient sous-performer significativement le S&P 500 tout au long de 2026.
La conclusion pour les investisseurs
La hausse des actions de défense reflète à la fois un risque géopolitique réel et un enthousiasme pour la valorisation. Des entreprises comme General Dynamics (GD) et Textron (T) restent relativement raisonnables par rapport à leurs pairs, mais le secteur dans son ensemble a largement dépassé les normes historiques.
Avant d’accroître votre exposition, demandez-vous : Dans quelle mesure ma thèse dépend-elle d’une nouvelle expansion des multiples ? Car si cette expansion s’arrête, le potentiel de baisse pourrait être important.