Les prévisions de temps plus chaud aux États-Unis entraînent une baisse du gaz naturel à son plus bas depuis 2,25 mois

Les contrats à terme sur le gaz naturel ont connu une baisse significative vendredi, avec les contrats de février Nymex clôturant la séance à -0,068, soit une chute de -1,84 %. Cette baisse a prolongé la momentum baissier de la semaine, poussant les prix à leur niveau le plus bas depuis plus de deux mois. Le recul reflète les préoccupations du marché quant à un climat plus doux que la normale attendu à travers les États-Unis, ce qui pourrait réduire la consommation de carburant de chauffage tout en augmentant simultanément les réserves de stockage.

Les prévisions météorologiques pèsent sur la demande de chauffage

Les prévisionnistes atmosphériques ont signalé un réchauffement important dans les principales zones de population américaines. Pour la période du 7 au 11 janvier, des conditions beaucoup plus chaudes que la normale sont attendues pour couvrir les deux tiers est du pays. Suivant ce schéma, le centre-nord des États-Unis devrait connaître des températures élevées du 12 au 16 janvier. Ces conditions météorologiques risquent d’éroder la demande de gaz naturel dans le secteur du chauffage, traditionnellement un moteur saisonnier de la consommation durant l’hiver. Parallèlement, des températures plus élevées réduisent la pression sur les installations de stockage de gaz pour répondre à la demande, permettant potentiellement aux niveaux d’inventaire de continuer à augmenter.

La production reste à des niveaux historiques

Les dynamiques du côté de l’offre continuent de peser sur le sentiment des prix. L’Administration américaine de l’énergie (EIA) a révisé à la hausse ses prévisions de production pour 2025 début décembre, portant l’estimation à 107,74 milliards de pieds cubes par jour (bcf/j) contre 107,70 bcf/j précédemment. La production de gaz sec dans les 48 États contigus vendredi s’est établie à 110,0 bcf/j, soit une augmentation de +4,4 % en glissement annuel. Les plateformes actives de forage de gaz naturel aux États-Unis ont récemment atteint un sommet de 2 ans, signalant une expansion continue de la capacité d’extraction.

Le tableau de la demande montre une croissance modérée

Malgré la vigueur de la production, les indicateurs de la demande ont présenté des signaux mitigés. La demande de gaz dans les 48 États contigus vendredi s’est élevée à 101,0 bcf/j, en hausse de seulement +0,3 % par rapport à l’année précédente. La production d’électricité aux États-Unis a apporté un certain soutien, avec une augmentation hebdomadaire de +2,3 % en glissement annuel à 85 330 GWh pour la semaine se terminant le 6 décembre. Sur une période glissante de 52 semaines, la production d’électricité a augmenté de +2,84 % en glissement annuel pour atteindre 4 291 665 GWh, offrant des vents favorables modestes pour la consommation d’électricité issue du gaz.

Flux d’exportation de GNL et état des stocks

Les flux nets de gaz naturel liquéfié (GNL) vers les terminaux d’exportation américains ont atteint 19,6 bcf/j vendredi, en hausse de +1,9 % semaine après semaine. Sur le front du stockage, le rapport hebdomadaire de l’EIA a révélé que les stocks de gaz naturel pour la semaine se terminant le 26 décembre ont diminué de -38 bcf, en dessous du consensus du marché de -51 bcf et nettement inférieur à la moyenne sur 5 ans de -120 bcf. Au 26 décembre, les stocks de gaz étaient inférieurs de -1,1 % à leur niveau de l’année précédente, mais supérieurs de +1,7 % à leur moyenne saisonnière sur 5 ans, ce qui suggère que des buffers d’approvisionnement adéquats restent en place. Par ailleurs, le stockage européen de gaz au 31 décembre n’a rempli que 62 % de sa capacité contre une moyenne saisonnière sur 5 ans de 74 % pour cette période.

Le nombre de rigs indique un soutien continu à la production

Les données de Baker Hughes indiquent que le nombre de plateformes actives de forage de gaz naturel aux États-Unis pour la semaine se terminant le 2 janvier a diminué de -2 pour atteindre 125 rigs, restant modestement en dessous du sommet de 2,25 ans de 130 établi le 28 novembre. Malgré cette récente baisse, le nombre de rigs a rebondi de manière significative depuis le creux de 94, atteint en septembre 2024, soulignant un investissement persistant dans l’expansion de la production de gaz et exerçant une pression à la baisse continue sur les prix à mesure que la capacité d’offre s’accroît.

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