Pourquoi le S&P 500 fait face à un risque en 2026 : ce que la Fed ne dit pas directement

Les responsables de la Réserve fédérale tirent la sonnette d’alarme sur la valorisation du marché

Les hauts responsables de la Réserve fédérale sont de plus en plus vocaux concernant les préoccupations sur le marché boursier à l’approche de 2026. Le président de la Fed, Jerome Powell, a indiqué en septembre que les prix des actions avaient atteint des niveaux « assez fortement valorisés » selon plusieurs indicateurs d’évaluation. Plutôt qu’une remarque isolée, cette mise en garde reflète une préoccupation institutionnelle plus large — d’autres membres du FOMC ont exprimé des sentiments similaires lors des réunions suivantes.

Le procès-verbal du FOMC d’octobre a explicitement noté que plusieurs participants s’inquiétaient des « valorisations d’actifs tendues » et ont signalé « la possibilité d’une chute désordonnée des prix des actions ». La gouverneure de la Fed, Lisa Cook, a renforcé cette perspective en novembre, en estimant qu’il y avait une « probabilité accrue de baisses importantes des prix des actifs ». Il ne s’agit pas d’observations occasionnelles ; elles sont fondées sur le Rapport sur la stabilité financière de la Réserve fédérale, qui avertissait que les indicateurs de valorisation prospectifs avaient atteint des seuils historiquement élevés.

Le problème de la valorisation : un schéma qui prédit les krachs

Le S&P 500 se négocie actuellement à 22,2 fois le bénéfice futur — un niveau qui exige une attention sérieuse de la part des gestionnaires de portefeuille. Pour contextualiser : la moyenne sur 10 ans est de 18,7. Cette prime de 3,5 points ne représente pas simplement une légère surévaluation, mais un écart significatif par rapport à la normale.

L’histoire révèle un schéma sobering. Les trois dernières fois où le PER futur du S&P 500 a dépassé 22, le marché a connu des baisses brutales :

Fin des années 1990, l’ère des dot-com : Les multiples de bénéfices futurs ont dépassé 22 alors que la spéculation enflammait les actions technologiques. La correction s’est avérée brutale — l’indice a chuté de près de 49 % depuis son sommet en octobre 2002.

Période post-pandémique (2021) : Les valorisations ont dépassé 22 alors que les investisseurs sous-estimaient comment les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et la relance fiscale allaient raviver l’inflation. La correction a représenté une baisse de 25 % d’ici octobre 2022.

Rallye de réélection de Trump en 2024 : Les multiples futurs ont de nouveau dépassé 22 alors que les traders se concentraient sur les réductions d’impôts tout en sous-estimant les implications du marché liées aux tarifs douaniers. L’indice a chuté de 19 % depuis ses sommets de novembre 2024 jusqu’en avril 2025.

Ce schéma n’est pas une coïncidence. Des valorisations élevées ne garantissent pas immédiatement des krachs, mais elles ont systématiquement précédé des baisses importantes.

Années d’élections de mi-mandat : un vent contraire structurel

Ce qui complique la perspective de 2026, c’est le cycle électoral de mi-mandat. Depuis 1957, le S&P 500 a connu 17 périodes de mi-mandat, avec un rendement moyen anémique de 1 % (hors dividendes) durant ces années — un contraste marqué avec la moyenne annuelle historique de 9 %.

Les années d’élections deviennent particulièrement négatives lorsque le parti du président en exercice fait face à des vents contraires structurels. Lors de tels cycles, l’indice a en moyenne reculé de 7 %. Le mécanisme sous-jacent est simple : l’incertitude politique fait baisser les prix des actions. Les investisseurs hésitent lorsqu’ils ne savent pas si un changement de majorité au Congrès va compromettre les programmes économiques présidentiels.

Ce qu’il faut retenir : cette faiblesse est temporaire. La période de six mois suivant les élections de mi-mandat (de novembre à avril de l’année suivante) a historiquement offert les rendements les plus forts de tout cycle quadriennal, avec une moyenne de gains de 14 % pour le S&P 500 durant cette période. Les marchés rebondissent une fois la clarté politique retrouvée.

Le risque de convergence : valorisation + cycle électoral

La véritable inquiétude pour 2026 provient de la convergence. Un krach boursier à venir n’est pas prédestiné, mais la combinaison de valorisations déjà tendues avec la faiblesse historique lors des élections de mi-mandat crée un environnement plus difficile que la normale. Lorsque la Fed met en garde contre la tarification et que le calendrier indique une période politiquement incertaine, les risques de baisse méritent une attention sérieuse.

Le S&P 500 a entamé 2025 après avoir enregistré des rendements à deux chiffres pendant trois années consécutives — une période de forte progression qui précède souvent des phases de consolidation. Que 2026 apporte une correction importante ou simplement une tendance latérale reste incertain, mais la configuration justifie une position défensive et des attentes de rendement réalistes.

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