Commerce EUR/USD 2026 : Quelle voie l'emportera — l'écart de taux se creuse ou la croissance fléchit ?

Vous assistez à l’évolution de 2026 sur le fil du rasoir. La Fed est en pleine phase de réduction (trois coupures en 2025, avec deux à quatre autres attendues en 2026), tandis que la BCE reste figée à 2,15 %. Ce différentiel de taux est la première chose que les traders prennent en compte — mais voici le truc : l’histoire compte plus que les chiffres seuls. Tout comme suivre les fluctuations de 570 USD en CAD liées aux prix de l’énergie et aux spreads de taux, l’EUR/USD est tiré dans deux directions par des forces qui semblent aujourd’hui tout aussi plausibles.

La raison pour laquelle l’EUR/USD pourrait remonter à 1,20

Si la zone euro ne craque pas sous la pression, les calculs jouent en faveur de l’euro. Voici pourquoi :

L’écart de taux se réduit déjà. Avec la Fed qui coupe à 3,00 %–3,25 % d’ici mi-2026 et la BCE qui reste stable, la prime de rendement dont jouissait le dollar s’amincit. UBS prévoit que l’EUR/USD atteindra 1,20 d’ici mi-2026, selon cette logique — la réduction de l’écart attire à nouveau les carry traders vers les positions longues sur l’euro.

La croissance de la zone euro, bien que lente, ne s’effondre pas. La croissance du T3 était de 0,2 % (pas impressionnante, mais stable), avec la France et l’Espagne montrant une vraie vigueur à 0,6 % et 0,5 % respectivement. La Commission européenne prévoit une croissance de 1,3 % pour 2025 et de 1,2 % pour 2026 — révisée à la baisse pour l’année prochaine, mais pas une récession en vue. Cela suffit pour maintenir une résilience « à tâtons » qui empêche l’euro de paraître fondamentalement cassé.

Une inflation supérieure à l’objectif donne à la BCE la permission de rester immobile. L’inflation dans la zone euro a atteint 2,2 % en novembre, au-dessus de l’objectif de 2,0 %, avec une inflation des services à 3,5 % et en hausse. C’est le problème tenace que craignent le plus les banques centrales. Christine Lagarde a qualifié la politique de « bonne place » après la pause de décembre, et la plupart des observateurs de la BCE s’attendent à ce que les taux restent inchangés jusqu’en 2026 voire 2027. Pas d’urgence à bouger dans un sens ou dans l’autre.

Le scénario optimiste : si cette tendance de base se maintient — croissance lente mais stable, inflation maintenue au-dessus de l’objectif, la Fed coupant plus que la BCE — alors 1,20 cesse d’être une blague et devient une cible tactique raisonnable.

Le piège du scénario pessimiste : 1,13 (et Peut-être 1,10)

Mais il existe une toute autre option si vous êtes baissier sur l’Europe :

Les guerres commerciales bouleversent la logique des exportations. L’administration Trump envisage des tarifs de 10 % à 20 % sur les biens européens, avec des exportations de l’UE vers les États-Unis déjà en baisse de 3 %. Le secteur automobile allemand est déjà sous pression (transition EV + chaos dans la chaîne d’approvisionnement = baisse de 5 % de la production). Une véritable hausse tarifaire pourrait torpiller la croissance de la zone euro avant la mi-année et faire passer 2026 de « faible mais stable » à « pression récessive ».

Si la croissance se retourne, la BCE clignote. C’est le pivot critique. Dès que la croissance du PIB de la zone euro commence à descendre en dessous de 1,3 % et que le risque de chômage augmente, la patience hawkish de la BCE se brise. Attendez-vous à voir la première coupure vers la fin 2026 ou début 2027. Une fois cette narration en place — « la BCE va couper mais la Fed coupera davantage » — le différentiel de taux s’inversera, et l’EUR/USD reviendra vers le support de 1,13, voire même 1,10.

Citi se positionne précisément sur ce scénario : ils prévoient l’EUR/USD à 1,10 d’ici le T3 2026, soit une baisse d’environ 6 % par rapport aux niveaux actuels. La thèse : la croissance américaine repart à la hausse (boom technologique, conditions financières plus souples), la Fed coupe moins que ce que le marché anticipe actuellement, et la croissance européenne s’effondre sous la pression tarifaire.

La vraie question de 2026 : Patience ou panique ?

Le vrai enjeu est de savoir si la BCE et les décideurs européens pourront tenir bon face au choc tarifaire et maintenir la croissance au-dessus de 1,3 %. S’ils y parviennent, l’euro trouvera des acheteurs et 1,20 sera envisageable. Si la croissance tombe en dessous de 1,3 % et que les murmures de récession s’amplifient, la main de la BCE sera forcée, le carry se désagrégera, et 1,13–1,10 deviendra le prochain terrain d’affrontement.

Les mouvements de devises de cette ampleur ne se produisent pas uniquement en fonction des écarts de taux — ils se produisent lorsque les narratifs de politique monétaire s’inversent. Surveillez les données PMI de la zone euro, les chiffres du chômage, et surtout le chiffre d’inflation global dans les premiers mois de 2026. C’est là que vous verrez les premiers signes indiquant quel scénario est en train de se jouer.

Le chemin de la Fed est plus clair : attendez-vous à deux coupures d’ici mi-2026 (Goldman prévoit mars + juin ; Nomura juin + septembre), avec peut-être une autre d’ici la fin de l’année. La prochaine décision de la BCE reste une inconnue. Restez en position si vous êtes long sur l’EUR/USD — mais placez un stop serré en dessous de 1,13. La variable du conflit commercial pourrait tout changer.

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