L’Australie est longtemps sous-estimée dans la carte mondiale des investissements. Beaucoup savent que l’Australie est une destination de retraite, mais ignorent son statut en tant que deuxième plus grande réserve minière mondiale. En réalité, le marché boursier australien a affiché un rendement annuel moyen de 11,8 % au cours des 30 dernières années, bien au-delà des attentes de nombreux investisseurs. Avec l’accélération de la transition énergétique mondiale, la demande explosive en puissance de calcul pour l’IA, et la montée des risques géopolitiques, les actions australiennes deviennent une nouvelle cible d’afflux de capitaux.
La tournure du marché australien en 2024 : de la difficulté à la métamorphose
L’indice australien (ASX200) a progressé de 12,95 % en 2024, mais ce chiffre masque une forte divergence entre secteurs. Les actions traditionnelles de lithium ont chuté de 30 % en raison de la surcapacité, tandis que le leader du cuivre a doublé de valeur sous l’effet combiné de la demande pour les centres de données IA et les véhicules électriques — un signal clair du tournant à venir pour le marché australien.
Le ministre fédéral des Finances, Chalmers, a lancé fin 2024 une politique majeure : à partir de 2025, subventionner à hauteur de 2 AUD par kilogramme les exportateurs d’hydrogène, et éliminer complètement les centrales à charbon d’ici 2030. Ce n’est pas qu’un document, mais une réorganisation profonde du paysage économique australien.
Les questions clés pour les investisseurs australiens aujourd’hui sont :
Les géants miniers traditionnels vont-ils décliner à cause de la transition énergétique, ou se réinventeront-ils grâce à la mise à niveau technologique ?
Dans l’ère de la course aux armements IA, l’Australie peut-elle incubateur des entreprises technologiques mondiales ?
Face aux risques géopolitiques, comment réévaluer les ressources stratégiques comme les terres rares et le cuivre ?
Trois logiques d’investissement pour un rendement supérieur en 2025
Bonus politique : de la parole à l’action dans la révolution verte
La politique de subvention à l’hydrogène du gouvernement australien vise à capter 15 % des exportations mondiales d’hydrogène d’ici 2030. Cela crée une chaîne de bénéfices claire :
Les entreprises d’infrastructure bénéficient du soutien politique, FFI, filiale de FMG, prévoit une production annuelle de 15 millions de tonnes d’hydrogène vert d’ici 2030 — une activité soutenue par les profits miniers, avec un risque maîtrisé. Par ailleurs, les géants des ressources traditionnelles investissent massivement dans la mise à niveau des technologies propres — BHP annonce 3 milliards AUD pour la capture du carbone, avec une réduction de 30 % des émissions d’ici 2030. Les entreprises minières à la technologie avancée obtiennent ainsi une prime de valorisation.
L’UE introduira en 2025 une taxe carbone aux frontières, accélérant cette transition. En résumé, 2025 sera une année décisive pour savoir qui bénéficiera réellement de la transition vers le vert.
Innovation technologique : l’ère où le cuivre devient plus rare que le lithium est arrivée
La demande en cuivre pour les centres de données IA dépasse largement les prévisions, avec des milliers de serveurs nécessitant du cuivre pour l’alimentation et la dissipation thermique. La vague de popularisation des véhicules électriques renforce encore cette demande. En conséquence, en 2025, le déficit mondial en cuivre sera un sujet dominant.
Parallèlement, le krach du prix du lithium en 2024 a enseigné une leçon aux miniers australiens : plutôt que d’être écrasés par la concurrence chinoise dans la guerre des prix, il vaut mieux sécuriser de gros clients via des contrats à long terme. Tesla, BYD et autres constructeurs signent désormais des accords pluriannuels, assurant une visibilité sur leurs résultats.
Conflit géopolitique : l’avantage de l’Australie dans la compétition pour les terres rares
Les États-Unis investissent massivement dans l’industrie des terres rares pour réduire leur dépendance à la Chine. Lynas, producteur australien, a reçu 200 millions USD du Département de la Défense américain pour augmenter sa capacité. Mais des pays comme l’Indonésie ou le Vietnam, où les terres rares sont bon marché, cherchent aussi à s’imposer. L’Australie doit s’appuyer sur ses technologies de purification pour conserver sa position haut de gamme.
Résumé du code d’investissement pour 2025 sur le marché australien : suivre les flux de subventions gouvernementales, observer l’évolution des besoins technologiques, suivre la compétition pour les ressources entre grandes puissances.
Neuf actions australiennes sélectionnées : de la transition énergétique aux atouts traditionnels
1. FMG Fortescue — Le Saudi de l’hydrogène
L’exploitation du fer représente 80 % de ses revenus, mais FFI, sa filiale, se développe massivement dans l’hydrogène. La force de FMG réside dans le fait de financer son activité d’hydrogène vert par la trésorerie générée par ses activités minières, une voie classique de transition vers l’innovation.
Grâce à une technologie de production d’hydrogène à faible coût et au soutien fort du gouvernement, FMG pourrait devenir d’ici 2030 un fournisseur majeur d’hydrogène vert mondial. À court terme, le secteur de l’hydrogène comporte des risques technologiques et de flux de trésorerie, mais son potentiel à long terme est considérable, adapté aux investisseurs tolérants à la volatilité.
2. BHP( — La double motorisation flux de trésorerie et croissance
En 2024, l’activité fer a représenté 65 % du profit du groupe, avec une forte génération de cash-flow soutenant un rendement moyen de 5,8 % sur cinq ans. Plus important encore, BHP contrôle le plus grand cuivre du monde, Escondida, dont la capacité sera portée à 1,4 million de tonnes en 2025. La signature d’un contrat de 10 ans pour l’approvisionnement en cuivre avec Tesla sécurise la croissance du secteur électrique.
La hausse des prix du charbon en Asie offre aussi des opportunités — le coût du charbon thermique en Queensland est de 80 AUD/tonne, alors que le prix spot atteint 320 AUD/tonne, ce qui pourrait maintenir des marges élevées jusqu’en 2026. À moins d’un effondrement global de l’économie, BHP reste une valeur solide avec un support en dessous, un potentiel de hausse et un rendement stable. Les investisseurs de couverture peuvent aussi couvrir leur risque avec des contrats à terme sur le minerai de fer.
) 3. RIO### — La rentabilité grâce à l’endettement
Comparé à BHP, RIO a une structure d’actifs plus légère et un ratio d’endettement plus faible, ce qui lui permet de mieux résister à la hausse des taux d’intérêt. Si la baisse des taux se prolonge plus que prévu, RIO sera encore plus compétitive financièrement.
Son rendement d’environ 6 %, supérieur à BHP, en fait une option privilégiée pour les investisseurs recherchant des dividendes stables. Cependant, sa taille plus modeste implique des coûts unitaires plus élevés, et si la demande minière dépasse les attentes, sa croissance bénéficiaire sera plus limitée.
( 4. NAB) — La valeur refuge du secteur financier
Considérée comme la forteresse du secteur financier australien, elle combine défense et croissance. Après le début du cycle de baisse des taux par la RBA, la pression sur les prêts hypothécaires s’allège, le taux de créances douteuses restant à 0,4 % contrôlé. Son rendement moyen de 5,2 % sur cinq ans dépasse largement celui des quatre grandes banques, avec 28 années consécutives d’augmentation des dividendes.
Quelle que soit la conjoncture mondiale, la logique commerciale de CBA reste stable — en période de croissance, ses activités croissent vite, en période de risque accru, l’immigration peut aussi soutenir la rentabilité. La hausse du chômage constitue le seul risque variable. Les investisseurs prudents peuvent acheter à prix actuel pour verrouiller le dividende, tandis que les traders peuvent attendre une baisse vers la bande inférieure de Bollinger ou la moyenne mobile trimestrielle pour entrer.
5. Sandfire Resources(SFR) — Le couteau suisse du cuivre
La mine de Motheo au Mozambique affiche un taux de cuivre de 6 %, bien supérieur à la moyenne mondiale de 0,8 %, avec un coût de production de seulement 1,5 AUD/lb, inférieur aux 2,8 AUD/lb de ses concurrents. Cet avantage de coût permet de rester rentable même en cas de baisse des prix.
La capacité sera portée à 200 000 tonnes en 2025, avec un contrat de cinq ans pour la fourniture à Tesla, 50 % de la capacité étant vendue avec une prime de 10 % sur le prix LME. Face à la tension sur l’offre mondiale de cuivre, le prix pourrait grimper à 12 000 AUD/tonne, et SFR en profiterait pleinement. En substance, SFR est un levier idéal pour parier sur la hausse du cuivre.
6. CSL( — Le bénéficiaire du vieillissement
La population australienne de plus de 65 ans dépasse 5 millions, et le budget Medicare ne cesse d’augmenter. La barrière concurrentielle de CSL repose sur un monopole technologique — 45 % des plasmas sanguins mondiaux sont contrôlés par elle, avec un coût de purification inférieur de 20 % à celui de ses concurrents. Sa part de marché dans le vaccin contre la grippe atteint 30 %, et ses performances s’améliorent en hiver lorsque la pandémie est plus forte. Les médicaments pour maladies rares, vendus à plus de 100 000 AUD par dose, sont remboursés sans hésitation par le gouvernement.
En 2024, le marché privilégie les actions IA, laissant de côté de nombreux acteurs du secteur médical. Mais le vieillissement démographique est irréversible, et la croissance des profits de CSL est claire, avec un potentiel de rattrapage en 2025.
) 7. Westfarmers###WES( — La certitude de la relance du commerce de détail
Le plus grand détaillant australien entre dans une phase favorable en 2024, avec la reprise de la consommation qui stimule la croissance, à l’image de Costco ou Walmart. La valorisation du secteur est bien inférieure à celle des actions liées à l’IA, avec peu de risque de bulle, ce qui en fait une option attrayante pour la couverture.
L’action est en tendance haussière, adaptée à une stratégie d’investissement périodique. Les traders peuvent entrer lorsque le prix touche la bande inférieure de Bollinger ou la moyenne mobile trimestrielle, et sortir à la bande supérieure ou au dernier sommet.
) 8. Zip Co Limited###ZIP( — La reprise du cycle BNPL
Zip est un acteur du « Buy Now Pay Later », avec un modèle de revenus similaire à celui de VISA/Mastercard. Au cours des deux dernières années, la hausse des taux d’intérêt a accru le risque de défaut pour les clients à faibles revenus, faisant chuter le cours de 14 AUD à 0,25 AUD. Mais avec la fin de la hausse des taux et le début d’un cycle de baisse, les impayés ont diminué, et le nombre de clients a augmenté, permettant à l’action de rebondir à 3,1 AUD.
En 2025, la baisse des taux accélérée devrait encore améliorer le taux de défaut, et la base client continuer à s’étendre. Il est crucial de suivre de près ses résultats trimestriels.
) 9. Goodman Group###GMG( — La machine à louer des infrastructures invisibles
Le plus grand promoteur immobilier et REIT australien, ses actifs principaux sont des entrepôts, centres logistiques et bureaux. La société contrôle 65 % des meilleures ressources logistiques en Australie, avec des géants comme Amazon ou Coles signant des contrats pluriannuels, avec une durée moyenne de 8 ans, un taux d’occupation de 98 %. Elle affiche 12 années consécutives d’augmentation des dividendes, avec une rentabilité nette stable et supérieure à celle de ses pairs.
Avec la baisse de l’inflation et la reprise économique, les loyers et les prix de l’immobilier augmentent, renforçant la valeur nette et la rentabilité de GMG. La période de baisse des taux réduit le coût du capital, ce qui est favorable au secteur immobilier. Mais il faut rester vigilant face aux risques d’une récession mondiale pouvant impacter la vacance et la rentabilité.
Les trois principaux avantages d’investir en Australie
) Avantage 1 : Rendement à long terme stable
Depuis 1991, l’Australie n’a connu de récession qu’en 2020 lors de la pandémie, ses 33 autres années étant en croissance positive. L’ASX200 affiche un rendement annuel moyen de 11,8 % depuis 1990, avec un dividende moyen de 4 %. En tant qu’investissement à long terme, l’Australie offre une stabilité bien supérieure à beaucoup d’autres marchés.
Avantage 2 : Valeur refuge dans le contexte géopolitique mondial
Les marchés américains, taïwanais et hongkongais attirent longtemps l’attention, mais ces dernières années, les risques géopolitiques mondiaux ont augmenté. L’Australie, en tant que pays parmi les plus stables politiquement et économiquement, devient une nouvelle zone d’afflux de capitaux. Son environnement d’investissement relativement sûr est son principal atout.
( Avantage 3 : Optimisation fiscale pour les investisseurs taïwanais
Selon la convention fiscale bilatérale, les dividendes versés par une société australienne à un résident taïwanais sont totalement exonérés d’impôt ou soumis à un taux maximum de 10 %, contre 15 % dans d’autres cas. Par rapport à la retenue à la source de 30 % sur les dividendes américains, le coût d’investissement en actions australiennes est nettement inférieur, ce qui est particulièrement avantageux pour les investisseurs à dividendes à long terme.
Perspectives pour le marché australien en 2025 : saisir les opportunités dans la volatilité
Les actions australiennes sont réputées pour leur rentabilité stable et leur rendement élevé. Au cours de la dernière décennie, leur éclat a été masqué par la progression technologique minière et la dépréciation du dollar australien. Mais après la pandémie, la vague mondiale en faveur de l’écologie a relancé l’intérêt pour les ressources australiennes et leur faible coût d’exploitation. De plus, la montée des risques géopolitiques dans l’hémisphère nord pousse capitaux et investisseurs à rechercher des actifs plus sûrs, ce qui profite à l’Australie.
2025 sera une année clé pour la revalorisation du marché australien. La prochaine élection fédérale pourrait remodeler les règles de subventions énergétiques, la montée en puissance de l’IA redéfinira la valorisation des mines, et la baisse des taux d’intérêt pourrait déclencher une nouvelle rotation d’actifs. La force du marché australien ne réside pas dans la défense, mais dans la « surperformance en période de volatilité ». Plutôt que de deviner la direction du marché, il vaut mieux s’appuyer sur les changements politiques, les tendances technologiques et la compétition pour les ressources pour élaborer une stratégie d’investissement propre, clé pour réussir sur le marché australien.
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Carte d'investissement en actions australiennes 2025|De la politique énergétique à la demande en IA, exploiter les opportunités dans l'hémisphère sud
L’Australie est longtemps sous-estimée dans la carte mondiale des investissements. Beaucoup savent que l’Australie est une destination de retraite, mais ignorent son statut en tant que deuxième plus grande réserve minière mondiale. En réalité, le marché boursier australien a affiché un rendement annuel moyen de 11,8 % au cours des 30 dernières années, bien au-delà des attentes de nombreux investisseurs. Avec l’accélération de la transition énergétique mondiale, la demande explosive en puissance de calcul pour l’IA, et la montée des risques géopolitiques, les actions australiennes deviennent une nouvelle cible d’afflux de capitaux.
La tournure du marché australien en 2024 : de la difficulté à la métamorphose
L’indice australien (ASX200) a progressé de 12,95 % en 2024, mais ce chiffre masque une forte divergence entre secteurs. Les actions traditionnelles de lithium ont chuté de 30 % en raison de la surcapacité, tandis que le leader du cuivre a doublé de valeur sous l’effet combiné de la demande pour les centres de données IA et les véhicules électriques — un signal clair du tournant à venir pour le marché australien.
Le ministre fédéral des Finances, Chalmers, a lancé fin 2024 une politique majeure : à partir de 2025, subventionner à hauteur de 2 AUD par kilogramme les exportateurs d’hydrogène, et éliminer complètement les centrales à charbon d’ici 2030. Ce n’est pas qu’un document, mais une réorganisation profonde du paysage économique australien.
Les questions clés pour les investisseurs australiens aujourd’hui sont :
Trois logiques d’investissement pour un rendement supérieur en 2025
Bonus politique : de la parole à l’action dans la révolution verte
La politique de subvention à l’hydrogène du gouvernement australien vise à capter 15 % des exportations mondiales d’hydrogène d’ici 2030. Cela crée une chaîne de bénéfices claire :
Les entreprises d’infrastructure bénéficient du soutien politique, FFI, filiale de FMG, prévoit une production annuelle de 15 millions de tonnes d’hydrogène vert d’ici 2030 — une activité soutenue par les profits miniers, avec un risque maîtrisé. Par ailleurs, les géants des ressources traditionnelles investissent massivement dans la mise à niveau des technologies propres — BHP annonce 3 milliards AUD pour la capture du carbone, avec une réduction de 30 % des émissions d’ici 2030. Les entreprises minières à la technologie avancée obtiennent ainsi une prime de valorisation.
L’UE introduira en 2025 une taxe carbone aux frontières, accélérant cette transition. En résumé, 2025 sera une année décisive pour savoir qui bénéficiera réellement de la transition vers le vert.
Innovation technologique : l’ère où le cuivre devient plus rare que le lithium est arrivée
La demande en cuivre pour les centres de données IA dépasse largement les prévisions, avec des milliers de serveurs nécessitant du cuivre pour l’alimentation et la dissipation thermique. La vague de popularisation des véhicules électriques renforce encore cette demande. En conséquence, en 2025, le déficit mondial en cuivre sera un sujet dominant.
Parallèlement, le krach du prix du lithium en 2024 a enseigné une leçon aux miniers australiens : plutôt que d’être écrasés par la concurrence chinoise dans la guerre des prix, il vaut mieux sécuriser de gros clients via des contrats à long terme. Tesla, BYD et autres constructeurs signent désormais des accords pluriannuels, assurant une visibilité sur leurs résultats.
Conflit géopolitique : l’avantage de l’Australie dans la compétition pour les terres rares
Les États-Unis investissent massivement dans l’industrie des terres rares pour réduire leur dépendance à la Chine. Lynas, producteur australien, a reçu 200 millions USD du Département de la Défense américain pour augmenter sa capacité. Mais des pays comme l’Indonésie ou le Vietnam, où les terres rares sont bon marché, cherchent aussi à s’imposer. L’Australie doit s’appuyer sur ses technologies de purification pour conserver sa position haut de gamme.
Résumé du code d’investissement pour 2025 sur le marché australien : suivre les flux de subventions gouvernementales, observer l’évolution des besoins technologiques, suivre la compétition pour les ressources entre grandes puissances.
Neuf actions australiennes sélectionnées : de la transition énergétique aux atouts traditionnels
1. FMG Fortescue — Le Saudi de l’hydrogène
L’exploitation du fer représente 80 % de ses revenus, mais FFI, sa filiale, se développe massivement dans l’hydrogène. La force de FMG réside dans le fait de financer son activité d’hydrogène vert par la trésorerie générée par ses activités minières, une voie classique de transition vers l’innovation.
Grâce à une technologie de production d’hydrogène à faible coût et au soutien fort du gouvernement, FMG pourrait devenir d’ici 2030 un fournisseur majeur d’hydrogène vert mondial. À court terme, le secteur de l’hydrogène comporte des risques technologiques et de flux de trésorerie, mais son potentiel à long terme est considérable, adapté aux investisseurs tolérants à la volatilité.
2. BHP( — La double motorisation flux de trésorerie et croissance
En 2024, l’activité fer a représenté 65 % du profit du groupe, avec une forte génération de cash-flow soutenant un rendement moyen de 5,8 % sur cinq ans. Plus important encore, BHP contrôle le plus grand cuivre du monde, Escondida, dont la capacité sera portée à 1,4 million de tonnes en 2025. La signature d’un contrat de 10 ans pour l’approvisionnement en cuivre avec Tesla sécurise la croissance du secteur électrique.
La hausse des prix du charbon en Asie offre aussi des opportunités — le coût du charbon thermique en Queensland est de 80 AUD/tonne, alors que le prix spot atteint 320 AUD/tonne, ce qui pourrait maintenir des marges élevées jusqu’en 2026. À moins d’un effondrement global de l’économie, BHP reste une valeur solide avec un support en dessous, un potentiel de hausse et un rendement stable. Les investisseurs de couverture peuvent aussi couvrir leur risque avec des contrats à terme sur le minerai de fer.
) 3. RIO### — La rentabilité grâce à l’endettement
Comparé à BHP, RIO a une structure d’actifs plus légère et un ratio d’endettement plus faible, ce qui lui permet de mieux résister à la hausse des taux d’intérêt. Si la baisse des taux se prolonge plus que prévu, RIO sera encore plus compétitive financièrement.
Son rendement d’environ 6 %, supérieur à BHP, en fait une option privilégiée pour les investisseurs recherchant des dividendes stables. Cependant, sa taille plus modeste implique des coûts unitaires plus élevés, et si la demande minière dépasse les attentes, sa croissance bénéficiaire sera plus limitée.
( 4. NAB) — La valeur refuge du secteur financier
Considérée comme la forteresse du secteur financier australien, elle combine défense et croissance. Après le début du cycle de baisse des taux par la RBA, la pression sur les prêts hypothécaires s’allège, le taux de créances douteuses restant à 0,4 % contrôlé. Son rendement moyen de 5,2 % sur cinq ans dépasse largement celui des quatre grandes banques, avec 28 années consécutives d’augmentation des dividendes.
Quelle que soit la conjoncture mondiale, la logique commerciale de CBA reste stable — en période de croissance, ses activités croissent vite, en période de risque accru, l’immigration peut aussi soutenir la rentabilité. La hausse du chômage constitue le seul risque variable. Les investisseurs prudents peuvent acheter à prix actuel pour verrouiller le dividende, tandis que les traders peuvent attendre une baisse vers la bande inférieure de Bollinger ou la moyenne mobile trimestrielle pour entrer.
5. Sandfire Resources(SFR) — Le couteau suisse du cuivre
La mine de Motheo au Mozambique affiche un taux de cuivre de 6 %, bien supérieur à la moyenne mondiale de 0,8 %, avec un coût de production de seulement 1,5 AUD/lb, inférieur aux 2,8 AUD/lb de ses concurrents. Cet avantage de coût permet de rester rentable même en cas de baisse des prix.
La capacité sera portée à 200 000 tonnes en 2025, avec un contrat de cinq ans pour la fourniture à Tesla, 50 % de la capacité étant vendue avec une prime de 10 % sur le prix LME. Face à la tension sur l’offre mondiale de cuivre, le prix pourrait grimper à 12 000 AUD/tonne, et SFR en profiterait pleinement. En substance, SFR est un levier idéal pour parier sur la hausse du cuivre.
6. CSL( — Le bénéficiaire du vieillissement
La population australienne de plus de 65 ans dépasse 5 millions, et le budget Medicare ne cesse d’augmenter. La barrière concurrentielle de CSL repose sur un monopole technologique — 45 % des plasmas sanguins mondiaux sont contrôlés par elle, avec un coût de purification inférieur de 20 % à celui de ses concurrents. Sa part de marché dans le vaccin contre la grippe atteint 30 %, et ses performances s’améliorent en hiver lorsque la pandémie est plus forte. Les médicaments pour maladies rares, vendus à plus de 100 000 AUD par dose, sont remboursés sans hésitation par le gouvernement.
En 2024, le marché privilégie les actions IA, laissant de côté de nombreux acteurs du secteur médical. Mais le vieillissement démographique est irréversible, et la croissance des profits de CSL est claire, avec un potentiel de rattrapage en 2025.
) 7. Westfarmers###WES( — La certitude de la relance du commerce de détail
Le plus grand détaillant australien entre dans une phase favorable en 2024, avec la reprise de la consommation qui stimule la croissance, à l’image de Costco ou Walmart. La valorisation du secteur est bien inférieure à celle des actions liées à l’IA, avec peu de risque de bulle, ce qui en fait une option attrayante pour la couverture.
L’action est en tendance haussière, adaptée à une stratégie d’investissement périodique. Les traders peuvent entrer lorsque le prix touche la bande inférieure de Bollinger ou la moyenne mobile trimestrielle, et sortir à la bande supérieure ou au dernier sommet.
) 8. Zip Co Limited###ZIP( — La reprise du cycle BNPL
Zip est un acteur du « Buy Now Pay Later », avec un modèle de revenus similaire à celui de VISA/Mastercard. Au cours des deux dernières années, la hausse des taux d’intérêt a accru le risque de défaut pour les clients à faibles revenus, faisant chuter le cours de 14 AUD à 0,25 AUD. Mais avec la fin de la hausse des taux et le début d’un cycle de baisse, les impayés ont diminué, et le nombre de clients a augmenté, permettant à l’action de rebondir à 3,1 AUD.
En 2025, la baisse des taux accélérée devrait encore améliorer le taux de défaut, et la base client continuer à s’étendre. Il est crucial de suivre de près ses résultats trimestriels.
) 9. Goodman Group###GMG( — La machine à louer des infrastructures invisibles
Le plus grand promoteur immobilier et REIT australien, ses actifs principaux sont des entrepôts, centres logistiques et bureaux. La société contrôle 65 % des meilleures ressources logistiques en Australie, avec des géants comme Amazon ou Coles signant des contrats pluriannuels, avec une durée moyenne de 8 ans, un taux d’occupation de 98 %. Elle affiche 12 années consécutives d’augmentation des dividendes, avec une rentabilité nette stable et supérieure à celle de ses pairs.
Avec la baisse de l’inflation et la reprise économique, les loyers et les prix de l’immobilier augmentent, renforçant la valeur nette et la rentabilité de GMG. La période de baisse des taux réduit le coût du capital, ce qui est favorable au secteur immobilier. Mais il faut rester vigilant face aux risques d’une récession mondiale pouvant impacter la vacance et la rentabilité.
Les trois principaux avantages d’investir en Australie
) Avantage 1 : Rendement à long terme stable
Depuis 1991, l’Australie n’a connu de récession qu’en 2020 lors de la pandémie, ses 33 autres années étant en croissance positive. L’ASX200 affiche un rendement annuel moyen de 11,8 % depuis 1990, avec un dividende moyen de 4 %. En tant qu’investissement à long terme, l’Australie offre une stabilité bien supérieure à beaucoup d’autres marchés.
Avantage 2 : Valeur refuge dans le contexte géopolitique mondial
Les marchés américains, taïwanais et hongkongais attirent longtemps l’attention, mais ces dernières années, les risques géopolitiques mondiaux ont augmenté. L’Australie, en tant que pays parmi les plus stables politiquement et économiquement, devient une nouvelle zone d’afflux de capitaux. Son environnement d’investissement relativement sûr est son principal atout.
( Avantage 3 : Optimisation fiscale pour les investisseurs taïwanais
Selon la convention fiscale bilatérale, les dividendes versés par une société australienne à un résident taïwanais sont totalement exonérés d’impôt ou soumis à un taux maximum de 10 %, contre 15 % dans d’autres cas. Par rapport à la retenue à la source de 30 % sur les dividendes américains, le coût d’investissement en actions australiennes est nettement inférieur, ce qui est particulièrement avantageux pour les investisseurs à dividendes à long terme.
Perspectives pour le marché australien en 2025 : saisir les opportunités dans la volatilité
Les actions australiennes sont réputées pour leur rentabilité stable et leur rendement élevé. Au cours de la dernière décennie, leur éclat a été masqué par la progression technologique minière et la dépréciation du dollar australien. Mais après la pandémie, la vague mondiale en faveur de l’écologie a relancé l’intérêt pour les ressources australiennes et leur faible coût d’exploitation. De plus, la montée des risques géopolitiques dans l’hémisphère nord pousse capitaux et investisseurs à rechercher des actifs plus sûrs, ce qui profite à l’Australie.
2025 sera une année clé pour la revalorisation du marché australien. La prochaine élection fédérale pourrait remodeler les règles de subventions énergétiques, la montée en puissance de l’IA redéfinira la valorisation des mines, et la baisse des taux d’intérêt pourrait déclencher une nouvelle rotation d’actifs. La force du marché australien ne réside pas dans la défense, mais dans la « surperformance en période de volatilité ». Plutôt que de deviner la direction du marché, il vaut mieux s’appuyer sur les changements politiques, les tendances technologiques et la compétition pour les ressources pour élaborer une stratégie d’investissement propre, clé pour réussir sur le marché australien.