Ce qui vient de se passer dans le monde des hedge funds
Citadel Advisors, dirigé par Kenneth Griffin et reconnu comme l’un des hedge funds les plus performants de l’histoire avec une surperformance constante du S&P 500, a effectué un changement notable dans son portefeuille au T3. Le fonds a réduit sa position sur Amazon en vendant 1,6 million d’actions tout en établissant simultanément une participation dans Palantir Technologies en achetant 388 000 actions. Le timing est intrigant : Palantir a délivré des rendements explosifs de 1 030 % depuis le début de 2024, éclipsant la hausse de 281 % de Nvidia sur la même période.
La montée fulgurante de Palantir : est-ce justifié ?
Palantir Technologies a captivé l’imagination des investisseurs avec sa plateforme d’analyse de données et de prise de décision alimentée par l’IA. La performance récente de l’entreprise parle d’elle-même : le chiffre d’affaires du T3 a accéléré de 63 % pour atteindre 1,1 milliard de dollars (marquant le neuvième trimestre consécutif d’accélération), tandis que le bénéfice non-GAAP a plus que doublé pour atteindre 0,21 dollar par action diluée. La reconnaissance de l’industrie par Forrester Research a qualifié Palantir de plateforme IA/ML la plus performante disponible, la plaçant devant des concurrents comme Google d’Alphabet, AWS et Microsoft Azure.
Cependant, derrière ces indicateurs de croissance impressionnants se cache une préoccupation de valorisation qui mérite attention. Palantir se négocie actuellement à 119 fois ses ventes, ce qui en fait l’action la plus chère du S&P 500 avec une marge énorme — le concurrent le plus proche (AppLovin) n’atteignant que 45 fois ses ventes. Les chiffres révèlent une réalité préoccupante : depuis janvier 2024, le cours de l’action Palantir a été multiplié par 11 alors que le chiffre d’affaires n’a augmenté que de moins de 2 fois. Cette divergence suggère que les investisseurs paient des multiples premiums déconnectés de la croissance fondamentale. La valorisation de l’action est passée de 18 fois ses ventes il y a neuf mois, et une telle expansion ne peut continuer indéfiniment sans correction.
Pourquoi Kenneth Griffin a acheté Palantir : une position mesurée
L’acquisition par le hedge fund d’actions Palantir mérite une interprétation prudente. Bien que Palantir figure parmi les participations de l’un des investisseurs les plus performants au monde, elle n’apparaît pas en tête de liste des 300 principales positions de Citadel. Cela suggère que Griffin la considère comme une opportunité à explorer plutôt qu’un pari de conviction de base. L’achat reflète probablement la reconnaissance des véritables avantages technologiques de la plateforme IA et de la demande du marché, tout en étant conscient que la valorisation est tendue.
Amazon : un moment de prise de bénéfices, pas une sortie
La décision de Kenneth Griffin de réduire sa position sur Amazon nécessite du contexte. Le géant du commerce électronique et du cloud computing reste une des 10 principales positions de Citadel malgré la vente d’actions au T3, ce qui indique que la confiance dans la trajectoire fondamentale de l’entreprise demeure intacte.
L’intégration de l’IA d’Amazon dans ses trois segments principaux donne des résultats mesurables. La division e-commerce a déployé une IA générative pour le service client et l’optimisation des stocks, tandis que son assistant d’achat Rufus AI approche $10 milliard de dollars de ventes annuelles projetées. Le segment de la publicité, la troisième plateforme publicitaire mondiale, exploite désormais l’IA pour aider les marques à créer du contenu et à optimiser leurs campagnes. Plus important encore, Amazon Web Services — le principal fournisseur de cloud public — a lancé des puces IA personnalisées offrant des avantages en termes de coûts par rapport aux GPU Nvidia, ainsi que de nouveaux outils d’IA agentique pour le développement logiciel et la sécurité opérationnelle.
Ces investissements en IA se traduisent par une dynamique financière. Le chiffre d’affaires du T3 a atteint $180 milliard (en hausse de 13%), tandis que le résultat opérationnel a augmenté de 23 % pour atteindre 21,7 milliards de dollars. En excluant les charges exceptionnelles, la marge opérationnelle a augmenté de 60 points de base, ce qui indique une amélioration de l’efficacité. Les modèles de Wall Street prévoient une croissance des bénéfices d’Amazon de 18 % par an sur les trois prochaines années, ce qui soutient la valorisation actuelle à 33 fois les bénéfices.
La vente de Griffin représente probablement une prise de bénéfices sur un acteur performant plutôt qu’une perte de conviction. Le conserver parmi les 10 principales positions souligne cette interprétation.
La leçon plus large pour les investisseurs
Les mouvements divergents illustrent une tension d’investissement classique : Amazon représente une croissance durable, bien valorisée, dans un modèle d’affaires éprouvé, tandis que Palantir incarne un potentiel explosif sous-tendu par une valorisation insoutenable. L’approche équilibrée de Kenneth Griffin — en maintenant une exposition aux fondamentaux d’Amazon tout en testant l’opportunité Palantir — reflète une allocation de capital disciplinée. Pour les investisseurs particuliers envisageant l’une ou l’autre action, la question n’est pas de savoir laquelle possède la meilleure technologie ; c’est celle dont la valorisation offre une marge de sécurité pour les rendements futurs.
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Lorsque les investisseurs milliardaires changent de cap : le mouvement de Ken Griffin, qui s'éloigne d'Amazon pour les plateformes d'IA
Ce qui vient de se passer dans le monde des hedge funds
Citadel Advisors, dirigé par Kenneth Griffin et reconnu comme l’un des hedge funds les plus performants de l’histoire avec une surperformance constante du S&P 500, a effectué un changement notable dans son portefeuille au T3. Le fonds a réduit sa position sur Amazon en vendant 1,6 million d’actions tout en établissant simultanément une participation dans Palantir Technologies en achetant 388 000 actions. Le timing est intrigant : Palantir a délivré des rendements explosifs de 1 030 % depuis le début de 2024, éclipsant la hausse de 281 % de Nvidia sur la même période.
La montée fulgurante de Palantir : est-ce justifié ?
Palantir Technologies a captivé l’imagination des investisseurs avec sa plateforme d’analyse de données et de prise de décision alimentée par l’IA. La performance récente de l’entreprise parle d’elle-même : le chiffre d’affaires du T3 a accéléré de 63 % pour atteindre 1,1 milliard de dollars (marquant le neuvième trimestre consécutif d’accélération), tandis que le bénéfice non-GAAP a plus que doublé pour atteindre 0,21 dollar par action diluée. La reconnaissance de l’industrie par Forrester Research a qualifié Palantir de plateforme IA/ML la plus performante disponible, la plaçant devant des concurrents comme Google d’Alphabet, AWS et Microsoft Azure.
Cependant, derrière ces indicateurs de croissance impressionnants se cache une préoccupation de valorisation qui mérite attention. Palantir se négocie actuellement à 119 fois ses ventes, ce qui en fait l’action la plus chère du S&P 500 avec une marge énorme — le concurrent le plus proche (AppLovin) n’atteignant que 45 fois ses ventes. Les chiffres révèlent une réalité préoccupante : depuis janvier 2024, le cours de l’action Palantir a été multiplié par 11 alors que le chiffre d’affaires n’a augmenté que de moins de 2 fois. Cette divergence suggère que les investisseurs paient des multiples premiums déconnectés de la croissance fondamentale. La valorisation de l’action est passée de 18 fois ses ventes il y a neuf mois, et une telle expansion ne peut continuer indéfiniment sans correction.
Pourquoi Kenneth Griffin a acheté Palantir : une position mesurée
L’acquisition par le hedge fund d’actions Palantir mérite une interprétation prudente. Bien que Palantir figure parmi les participations de l’un des investisseurs les plus performants au monde, elle n’apparaît pas en tête de liste des 300 principales positions de Citadel. Cela suggère que Griffin la considère comme une opportunité à explorer plutôt qu’un pari de conviction de base. L’achat reflète probablement la reconnaissance des véritables avantages technologiques de la plateforme IA et de la demande du marché, tout en étant conscient que la valorisation est tendue.
Amazon : un moment de prise de bénéfices, pas une sortie
La décision de Kenneth Griffin de réduire sa position sur Amazon nécessite du contexte. Le géant du commerce électronique et du cloud computing reste une des 10 principales positions de Citadel malgré la vente d’actions au T3, ce qui indique que la confiance dans la trajectoire fondamentale de l’entreprise demeure intacte.
L’intégration de l’IA d’Amazon dans ses trois segments principaux donne des résultats mesurables. La division e-commerce a déployé une IA générative pour le service client et l’optimisation des stocks, tandis que son assistant d’achat Rufus AI approche $10 milliard de dollars de ventes annuelles projetées. Le segment de la publicité, la troisième plateforme publicitaire mondiale, exploite désormais l’IA pour aider les marques à créer du contenu et à optimiser leurs campagnes. Plus important encore, Amazon Web Services — le principal fournisseur de cloud public — a lancé des puces IA personnalisées offrant des avantages en termes de coûts par rapport aux GPU Nvidia, ainsi que de nouveaux outils d’IA agentique pour le développement logiciel et la sécurité opérationnelle.
Ces investissements en IA se traduisent par une dynamique financière. Le chiffre d’affaires du T3 a atteint $180 milliard (en hausse de 13%), tandis que le résultat opérationnel a augmenté de 23 % pour atteindre 21,7 milliards de dollars. En excluant les charges exceptionnelles, la marge opérationnelle a augmenté de 60 points de base, ce qui indique une amélioration de l’efficacité. Les modèles de Wall Street prévoient une croissance des bénéfices d’Amazon de 18 % par an sur les trois prochaines années, ce qui soutient la valorisation actuelle à 33 fois les bénéfices.
La vente de Griffin représente probablement une prise de bénéfices sur un acteur performant plutôt qu’une perte de conviction. Le conserver parmi les 10 principales positions souligne cette interprétation.
La leçon plus large pour les investisseurs
Les mouvements divergents illustrent une tension d’investissement classique : Amazon représente une croissance durable, bien valorisée, dans un modèle d’affaires éprouvé, tandis que Palantir incarne un potentiel explosif sous-tendu par une valorisation insoutenable. L’approche équilibrée de Kenneth Griffin — en maintenant une exposition aux fondamentaux d’Amazon tout en testant l’opportunité Palantir — reflète une allocation de capital disciplinée. Pour les investisseurs particuliers envisageant l’une ou l’autre action, la question n’est pas de savoir laquelle possède la meilleure technologie ; c’est celle dont la valorisation offre une marge de sécurité pour les rendements futurs.