Gate News rapporte que, le 23 mars, le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, testait un agent d’IA interne pour l’aider dans la recherche d’informations quotidiennes et la prise de décision. Ce système extrait directement des sources de données de l’entreprise, sans passer par des équipes internes successives, ce qui réduit considérablement le délai de réponse. Bien que cet outil en soit encore au stade de développement, il fait déjà partie intégrante du flux de travail de Zuckerberg, reflétant une transformation profonde du mode de fonctionnement de Meta.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la stratégie prioritaire en IA que Meta pousse depuis plusieurs années. La société accélère l’intégration de l’intelligence artificielle dans la collaboration quotidienne des employés et la gestion des tâches, dans le but de réduire la dépendance à la communication hiérarchique traditionnelle. Parmi les systèmes internes déployés, on trouve MyClaw, qui permet aux employés de consulter des documents, d’accéder à des conversations et de collaborer avec l’IA ; une autre plateforme, appelée « Second Brain » (Second Brain), basée sur l’infrastructure Claude d’Anthropic, est désignée en interne comme « le chef de cabinet IA » et sert au suivi des tâches et à la gestion de projets. La mise en œuvre de ces outils vise directement à améliorer l’efficacité globale des environ 78 000 employés de Meta.
Lors d’une récente conférence téléphonique sur les résultats financiers, Zuckerberg a clairement indiqué que 2026 serait une étape clé dans la transformation de la structure et de la productivité de l’entreprise par l’IA. Il a souligné que Meta investit dans des « outils natifs d’IA » et « aplatit ses équipes », afin de favoriser une participation plus directe des employés dans la contribution. Cela pourrait conduire à une simplification supplémentaire des niveaux de gestion, avec un rôle accru pour les contributeurs indépendants.
Avec le déploiement approfondi des outils d’IA, la réorganisation de Meta suscite également l’attention du public. Récemment, des rapports ont évoqué la possibilité que l’entreprise envisage de réduire ses effectifs, avec un taux de suppression pouvant atteindre 20 %, mais Meta a répondu que ces informations étaient « purement spéculatives ». Dans l’industrie, la transition vers un modèle piloté par l’IA n’est pas exclusive à Meta. Certaines entreprises technologiques et cryptographiques, comme Messari, ont également procédé à des licenciements et réorienté leurs ressources vers l’IA. Pour Meta, cette expérimentation menée en avant-garde par le PDG constitue un signal clé de sa volonté de repenser ses méthodes de travail.