La coupure d’Internet en temps de guerre en Iran s’est transformée en un effondrement quasi total, coupant la population du web mondial et exerçant une pression supplémentaire sur une économie déjà fragile. Des rapports de surveillants du réseau montrent que la connectivité nationale est tombée à presque zéro lors de la dernière phase du conflit. En conséquence, de nombreux Iraniens ne peuvent désormais accéder qu’à un réseau domestique restreint plutôt qu’à Internet ouvert.
La panne a fait plus que ralentir la communication. Elle a perturbé la vie quotidienne, bloqué l’accès aux applications et sites web mondiaux, et limité le flux d’informations entrant et sortant du pays. Bien que l’infrastructure principale de l’Iran semble encore fonctionner, les utilisateurs ordinaires restent bloqués dans un système interne fortement filtré.
Par ailleurs, la coupure semble résulter de deux problèmes qui se chevauchent. D’une part, les autorités semblent avoir renforcé les contrôles pour gérer l’information en temps de guerre. D’autre part, les frappes militaires et l’instabilité technique ont probablement rendu les services même approuvés moins fiables. Ainsi, les utilisateurs doivent faire face à la fois à la censure et à la disruption du réseau.
Les dégâts économiques s’accélèrent également. Les vendeurs en ligne, les entreprises de livraison et les prestataires de services ont déjà connu plusieurs semaines d’instabilité. Pour beaucoup d’entre eux, Internet n’est pas un luxe, mais la colonne vertébrale des paiements, du service client et des commandes.
Parmi les principaux problèmes rencontrés par les entreprises figurent :
Cette combinaison complique la survie des entreprises. De plus, elle rend l’Iran plus risqué pour les investissements numériques et le commerce transfrontalier.
Cette crise ne commence pas avec le conflit actuel. L’Iran a à plusieurs reprises restreint l’accès à Internet lors de troubles, d’événements sécuritaires et de clashes régionaux. Ce schéma semble désormais plus enraciné. En termes simples, la connectivité est devenue un outil stratégique de contrôle de l’État.
À court terme, les responsables peuvent voir cela comme utile. Cependant, les coupures répétées ont un coût élevé. Elles érodent la confiance, affaiblissent la confiance des entreprises et approfondissent l’isolement de l’Iran du marché mondial et des informations extérieures.